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On a testé: le Pap’s de Highlands
La fin de la Coupe du monde laisse un arrière-goût de défaite, amer dans la bouche de certains amis. Maillots jaunes, drapeaux tricolores rangés, nous voilà partis sous une pluie battante vers Highlands, près d’un champ de cannes.
Heure : Mercredi, 19 h 30. On prend Terre-Rouge-Verdun pour aller à Highlands. Tandis que Madame s’est barrée pour un dîner dans le Nord, pour parler d’un autre ballon rond, nous avons, nous, accepté une invitation entre fans déçus de la Coupe du monde. Le goût de la défaite sera chassé. Le rêve a pris fin. Les clameurs pas encore tues.
Ambiance : Ramesh, qui nous conduit, remue sans cesse la tête. Il a regardé uniquement la première mi-temps. Jamais il n’aurait cru voir le Brésil, sur son sol, devant son peuple, se faire ramasser par l’Allemagne de la sorte – 5-0 à la mi-temps, quatre buts en six minutes, c’est incroyable. Abasourdi, il confie avoir dormi. Ce qui réveille un ami, fan, lui, de la France qui s’enorgueillit que cette dernière s’en est bien sortie quand même contre le rouleau compresseur allemand. Et ami Mehdi qui souligne aussi la bonne performance de l’Algérie face aux champions du monde. C’est dans cette ambiance de défaite face à la suprématie d’Angela Merkel que nous nous retrouvons entre dix amis. Conversations foot. Je me sens privilégié d’assister aux élucubrations – éthyliques – de mes amis connaisseurs de foot, de tactique et de stratégie. Nous sommes aussi, à Highlands, comme au milieu d’un champ de cannes, sous une marquise, sous la pluie. Une grande table, beaucoup de verres...
Le repas : Boule rond, les assiettes aussi. Gajacks à volonté, et l’Ecosse dans les bouteilles. Ceux qui connaissent ce restaurant familial, surprenant avec sa petite piscine, recommandent. Le Pap’s Platter – un plateau de fritures, calamars, crevettes, poissons, aubergines, rouleaux de printemps, piment écrasé, etc. Beaucoup d’huile. Quelques gorgées entre deux plaisanteries sur Pelé (qui se déclarerait désormais Ghanéen) et Neymar, ça passe. Le plat vedette est l’ourite sauté selon Suyan. On en redemande.
Service : Le chef Suyan sort son plus grand sourire pour saluer des visages familiers. Il ne veut pas parler football. Il doit sûrement être un die-hard de l’équipe d’Angleterre; Steven Gerrard sorti au premier tour, ou Liverpool (qui a offert au moins six joueurs, dont l’inoubliable Suarez). Il nous propose deux de ses spécialités : poisson (vielle rouge) vapeur et sauté ourite à une sauce magique avec des légumes croquants. Trois baguettes tranchées. Salade de concombre et satini pommes d’amour. Les fans se déchaînent et noient leur chagrin. Et ils font des remarques style : «Brazil had Neymar, Argentina has Messi, Germany has a team.» Les Allemands attirent, manifestement. Et les «gajacks», délicieux, disparaissent assez rapidement.
Value for money : Des bouteilles ramenées d’ailleurs, bières fraîches, glaçons, soda. Environ Rs 600 par personne. Pas cher payé pour une soirée pour se remettre des émotions du Mondial brésilien et de la déroute historique sur un score sans appel de 7 buts à 1 (même le club M de Sarjoo ou de Patel aurait pu faire mieux).
Prochaine visite : Aussitôt que les amis inventent uneraison de se concerter autour d’unverre. L’escapade de Highlands a étésur ce plan une bonne descente.
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