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On a testé: les hamburgers de Byron

29 juin 2014, 07:03

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On a testé: les hamburgers de Byron

Après une mémorable virée gastronomique à Turin (Italie) la semaine dernière, où nous avons clairement abusé du «slow food», nous sommes descendus dans un fast-food londonien, le temps d’une brève escale dans la capitale britannique. Au lieu d’un contraste saisissant, nous avons trouvé une «Burger Place» pas comme les autres…

 

HEURE : Il est 13 heures et un soleil radieux brille sur Islington, quartier chic du nord de Londres. En fait avec 28 °C, il fait aujourd’hui plus chaud dans la capitale anglaise qu’à Rio. Après le match tardif dans un pub hier soir, je me suis réveillé, en retard, avec une faim de loup. Juste en face de l’hôtel, un bâtiment qui a l’air d’être en décrépitude, mais qui grouille de personnes qui font la queue, m’intrigue. Byron, me voilà… Nous avons deux heures avant notre rendez-vous avec une agence de communication.

 

AMBIANCE : Si elle était, dans le temps, une banlieue surpeuplée, Islington joue aujourd’hui dans la cour des grands. Son nouveau standing attire célébrités et professionnels pressés. Les bâtiments qui servaient hier de motels ou de HLM fatiguées ont été transformés en pubs gastronomiques, bars à vin et boutiques chics. Byron, avec son décor digne d’un vieil immeuble délabré réhabilité mais pas tout à fait, s’inscrit dans cette modernité : murs à l’état brut, carrelage cassé, vieilles chaises dépareillées, couverts et affiches vintage… Comme il fait beau, nous optons pour une table à l’extérieur, pour voir les passants qui semblent tous filer vers des parcs.

 

SERVICE : Une jeune fille tatouée de la nuque aux chevilles, arborant des cheveux roses et verts, vient prendre ma commande avec un grand verre d’eau fraîche sur un plateau en aluminium. Elle me tend la carte qui comprend une liste de burgers, d’accompagnements (courgettes grillées, avocats en cubes, salades vertes et frites, etc.) et de boissons. Bien que la carte soit simple, comme le veut le concept de Byron, elle me fait quelques recommandations sur les différentes sauces qui accompagnent ainsi que sur les bières IPA (Indian Pale Ale) avec leurs différents bouquets de houblon prononcé et leur belle pétillance. J’opte, sur les encouragements de Lady Byron, pour une bière ambrée, originellement produite pour les colonies des Indes...

 

REPAS : À peine 10 minutes d’attente, et je suis servi. Byron ne cache pas son jeu : proposer de vrais burgers, pas de trucs farfelus, mais des produits simples, frais et bien faits. Si le concept de «Burger House» a été importé de la Cote Est des États-Unis, à la suite d’une visite du fondateur de Byron à Rhode Island, la viande, elle, nous vient d’Ecosse et les légumes sont frais, nous explique notre serveuse punk. “ We source good beef from Scotland. We mince it fresh and cook it medium so it’s pink, juicy and succulent. We place it in a soft, squishy bun with minimum fuss and fanfare. We serve it with a smile in a comfortable environment. And that’s it.” Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

 

VALUE FOR MONEY Deux bières et un burger-frites-salade à un peu moins de 20 livres, c’est un peu cher, mais Byron, c’est un McDonald’s gastronomique.

 

PROCHAINE VISITE : Les «Burger Places» sont devenues un must, mais on n’ira pas nécessairement chez Byron, puisque déjà, plusieurs commencent à copier non seulement le concept mais également la recette. Des géants américains commencent également à investir Londres, à l’instar de Five Guys, qui se spécialise dans la cuisson à base d’huile de pistache.

 

LA NOTE : 8,5/10

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