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L’ICAC s’attaque à la «mauvaise perception» entourant le travail de ses enquêteurs

26 juin 2014, 10:55

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 L’ICAC s’attaque à la «mauvaise perception» entourant le travail de ses enquêteurs

Les 72 enquêteurs de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) effectuent un véritable travail de fourmi, explique cette instance. Dans son newsletter du mois, publié hier, mercredi 25 juin, la commission anticorruption explique qu’elle veut venir à bout de «cette impression qui subsiste malencontreusement parce que certains esprits peinent à interpréter l’écart entre le nombre de plaintes reçues, le nombre d’enquêtes conduites, le nombre de cas aboutissant à des poursuites judiciaires ou encore au nombre de condamnations». Car souvent, le public juge l’efficacité de la commission  par rapport au nombre de condamnations obtenues.

 

L’ICAC a reçu 724 plaintes depuis le commencement de l’année. Et  ce sont les 72 enquêteurs qui gèrent ces dossiers. En 2013, l’ICAC a dû traiter  1613 cas. Parmi eux, 553  portent sur des  accusations qui avaient donné lieu à l’ouverture des enquêtes préliminaires. Selon la commission anticorruption, ce paradoxe s’explique par le fait que toutes les plaintes reçues ne relèvent pas du  ressort de l'organisme. «Il arrive souvent que certaines allégations relèvent partiellement ou complètement de l’autorité de la police, de la Mauritius Revenue Authority ou d’une autre entité. Les exemples récurrents sont les allégations d’escroquerie ou l'usage de faux», explique l’ICAC dans son bulletin.

 

 L’ICAC expliquant sa procédure d’enquête dans son Newsletter publié hier.

 

D’autre part, l’ICAC ne doit pas forcément attendre une déposition, comme le ferait la force policière, pour mener son enquête. Elle peut tout aussi bien considérer les plaintes faites anonymement par le biais de lettres ou d’appels téléphoniques. Ce qui complique davantage le travail de l’enquêteur. Dans la majorité des cas, ce sont des plaintes anonymes ou encore des plaintes où il manque des éléments nécessaires pouvant déboucher sur une enquête préliminaire. Sans compter que plusieurs autres cas sont menés par les enquêteurs qui découvrent par la suite qu’il n’y a pas de preuves pour établir un délit sous la Prevention of Corruption Act (PoCA). «Tout ce travail minutieux requiert du temps et des ressources humaines ainsi que financières, d'autant plus que la corruption demeure un délit qui se fait à l'abri des regards, donc de témoins», explique l’ICAC.

 

A la fin d’une enquête, des personnes soupçonnées de délits sous la Prevention of Corruption Act sont arrêtées avec l'approbation du Commissaire de police. Un rapport détaillé est aussi obligatoirement envoyé au bureau du DPP pour savoir s’il y a matière à poursuites. Jusqu’ici, 124 affaires attendent la décision du DPP afin de pouvoir aller de l'avant.

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