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L’Espagne pense au rachat, le Chili aux huitièmes !

18 juin 2014, 12:03

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L’Espagne pense au rachat, le Chili aux huitièmes !

Déjà, l’Espagne se voit dans l’obligation de gagner pour conserver ses chances d’être en huitièmes. Mais, après ce qui fut non seulement une défaite mais une avanie face aux Pays-bas, lors de leur match d’ouverture, le sélectionneur espagnol, Vicente Del Bosque, se doit de trouver les mots qu’il faut et la tactique appropriée pour re-motiver sa troupe et la remettre sur les bons rails.

 

La tâche de Del Bosque n’est pas si aisée car faire en sorte que ses joueurs puissent évoluer sans les séquelles de la correction que leur a infligée Robben, Van Persie et consorts et les aider à construire un mur mental pour faire obstacle aux doutes n’est pas une mince affaire. Mais il a l’obligation de réussir car une victoire, ce soir, face aux Chiliens en est tributaire.

 

Un constat s’impose après le déluge des Espagnols ! Leur système de jeu, le fameux tiki-taka, n’est plus aussi efficace. Ce constat se reflète également dans la saison de Barcelone, bouclée sans le moindre trophée. Les autres équipes ont trouvé la formule pour mettre à terre ce système. Donc, M. Del Bosque, le spectacle, on apprécie, bien sûr, mais il ne faut pas qu’il s’écarte de l’efficacité… Au foot, c’est la victoire qui compte. Il ne sert à rien de vouloir pratiquer un beau jeu et se faire battre à la fin.

 

Le système de jeu espagnol sera donc revu. Le sélectionneur l’a, lui-même, affirmé. Mais attention, ce n’est pas forcément la garantie d’une réussite, surtout face à un adversaire comme le Chili. Certes, jusqu’ici, les Chiliens n’ont, en quatre confrontations, jamais battu les Espagnols (trois victoires pour ces derniers et un nul) mais le sport est toujours soumis à la théorie de la contingence ! La preuve, l’Espagne, quoique pas habituée, n’a-t-elle pas pris cinq buts en une seule rencontre ?

 

Après, une défaite aussi lourde peut être une source de motivation pour l’adversaire car dans leur tête, les coéquipiers d’Arturo Vidal doivent certainement se dire que l’Espagne est de nouveau prenable. On se donne donc à fond et on les fait tomber… encore !

 

Face à la possibilité d’un sursaut d’orgueil des Espagnols, les Chiliens ont cependant intérêt à bien planifier leur coup. En d’autres mots, réaliser l’objectif d’une première victoire sur les champions du monde en titre passera obligatoirement par la pratique d’un jeu plus élevé que celle contre l’Australie. Bon, ils ont gagné c’est vrai mais certains secteurs sont assez fébriles, donc vulnérables. Une reproduction du jeu mis en place face à l’Australie risque de ne pas être payante face à un adversaire désireux de se réconcilier avec la victoire et avec ses fans.


Les fans, entre optimisme et déceptions !

Les fans de laRoja se divisent en deux catégories. D’un côté, il y a ceux qui relativisent – peut-être pour masquer leurs appréhensions – en évoquant la défaite d’un but à zéro des champions du monde lors de leur match d’ouverture du Mondial 2010 face à la Suisse. Pour eux, cette «défaite» – ils évitent le mot humiliation – est un accident de parcours. Pour eux, le rêve du doublé est encore réalisable. (Quoiqu’un champion du monde qui en a prit cinq lors de son premier match, ça fait tâche. Seul un élément leur rendrait le statut de champion du monde crédible, s’ils sont sacrés, c’est qu’ils retrouvent les Pays-Bas en finale et qu’ils leur en mettent autant qu’ils en ont pris !).

 

La deuxième catégorie regroupe les fans qui pensent que «l’avenir» a complètement été occulté lors de l’élaboration de la liste des joueurs. A leurs yeux, la sélection espagnole aurait dû se présenter au Brésil avec un nouveau visage, plus jeune. Ils remettent en cause la présence de certains et l’absence d’autres dans l’équipe. Pour eux, c’est la fin d’une époque. Il faut maintenant penser au renouvellement !


Vidal vise le titre !

Mis en appétit par la victoire sur l'Australie (3-1), le milieu de terrain du Chili Arturo Vidal vise rien de moins que le titre mondial. «Nous espérons bien jouer contre l'Espagne et prendre les trois points. Ce serait bien de les éliminer, mais nous ne sommes pas venus pour ça, nous sommes venus pour être champions du monde», a déclaré le joueur de la Juventus aux journalistes.

 

«L'Espagne a de grands joueurs qui auront la rage (de vaincre)»,a déclaré Vidal à propos des tenants du titre, étrillés 5 à 1 par les Pays-Bas pour leurs débuts au Brésil.

 

Le «Juventino» a annoncé que les Chiliens continueraient à jouer l'attaque. «Nous avons notre style et nous allons le conserver. Nous travaillons toujours de la même façon et nous n'allons pas changer maintenant. Nous jouerons pour la victoire», a déclaré le joueur, qui a participé au premier match malgré une opération au genou le 7 mai. Il était même titulaire, mais a été remplacé en cours de match sans avoir eu beaucoup d'impact.

 

«Mon genou répond très bien, je suis en très bonne condition. Je ne sais pas encore si je jouerai, c'est l'entraîneur qui décide. Je suis à 100% physiquement et je ne pense pas à mon genou»,a ajouté le joueur de 28 ans.


Casillas ou De Gea ?

Qui sera dans les buts espagnols ? Si certains sont convaincus que ce sera De Gea, d’autres penchent plutôt pour Iker Casillas. Ce dernier a vécu un enfer lors du match d’ouverture. Il fut le symbole même de la défaite de l’Espagne. Mais malgré cela, les internautes affirment qu’il a encore l’estime du public. Et celui de son sélectionneur. Peut-être est-ce le fait qu’il a reconnu ses erreurs et assumé ses responsabilités qui lui permette de garder cette estime. Toujours est-il cependant que les spécialistes du football espagnols, eux, le remettent en question.

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