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Dengue: la mobilisation gagne les villes

18 mars 2014, 20:40

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Dengue: la mobilisation gagne les villes

A Triolet, c’est l’effervescence. Une campagne de prévention s‘y déroule après que 15 cas de fièvre dengue ont été enregistrés dans cette région. Depuis hier, mercredi 19 mars, les autorités ont intensifié les campagnes de pulvérisation dans le quartier. Un exercice qui devrait gagner rapidement les villes également.

 

Déjà, à Triolet, ce jeudi 20 mars, une centaine d’officiers devait se rendre dans les maisons de Triolet. Les bons gestes de protection contre les moustiques seront expliqués. Un exercice qui devrait se dérouler jusqu’à dimanche.

 

Des appareils de Vape, des sandales et des crèmes anti-moustiques seront également distribués. 100 000 crèmes de ce type ont du reste été commandées par le ministère.

 

Pour leur part, les ministres Lormus Bundhoo et Faugoo ont rendu, hier, visite aux victimes. Le ministre de la Santé Lormus Bundhoo a annoncé que des exercices de pulvérisation de larvicide et de fumigation s’effectueront à la Sir Harilal Vaghjee Government School vendredi. «D’ici lundi, les effets des produits chimiques se seront dissipés. Les enfants ne courront aucun risque», rassure le ministre.

 

Les ministres Lormus Bundhoo et Faugoo ont rendu visite aux victimes à l’hôpital hier.

 

Mais la peur s’est installée chez la plupart des habitants de Triolet, tandis que d’autres stigmatisent déjà les victimes. «On se fait du souci car on a des enfants», lâche une mèrede famille. «Si les adultes ont du mal à lutter contre cette maladie, qu’adviendra-t-il si jamais les enfants sont touchés ?»se demande une habitantede la rue Prince-de-Galles, à Cinéma Cassé.

 

D’autres villageois ont, eux, trouvé le parfait bouc émissaire. Ils montrent du doigt un terrain en friche sur lequel a été creusé un fossé. Ce terrain, véritable foyer pour les moustiques, serait, soutiennent-ils, à l’origine de l’apparition de la dengue à Triolet.

 

«Certains vous évitent car ils ne savent pas comment se contracte la dengue», confie pour sa part Chandraduth Hurghoon, 63 ans, ex-assistant maître d’écoledont le petit-neveu de 14 ans,la nièce de 50 ans et la soeurde 68 ans ont été admis àl’hôpital du Nord pour cettemaladie virale.

 

Le sexagénaire n’arrive pas à comprendre comment ses proches ont été infectés alors que lui même revient d’une tournée en Inde. «Ça doit être les terrains en friche», se dit-il, espérant que les autorités vont nettoyer tout le quartier.

 

Deux pâtés de maison plus loin, la maison de la famille dont six membres sont actuellement en observation est plongée dans le silence. Un proche sort le cou de sa porte d’entrée pour affirmer que ce n’est pas la dengue qui est la cause de cette hospitalisation en masse. «Nou pa anvi fer enn psykoz ek sa», dit-il.

 

Il ne veut pas en dire plus et craint qu’on ne le prenne en photo ou rende son nom public. «Kouma ounn kone isi sa ?» demande-t- il, expliquant à contre-coeur que les médecins n’ont «toujours pas» confirmé qu’il s’agit de la dengue à 100 %.

 

 

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