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Plus de 1 000 squatters à travers l’île

16 mars 2014, 05:43

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Plus de 1 000 squatters à travers l’île

1 136. C’est le nombre de squatters qui occupent des terres de l’État. Des données que le ministère du Logement et des Terres a présentées au Parlement en octobre dernier. Le chiffre le plus élevé a été décelé dans le district de Rivière-Noire, qui en compte près de 294. 

 
Selon un officier du ministère, le gouvernement, à travers la National Housing Company Development Ltd (NHDC) et la National Empowerment Foundation, a mis sur pied un projet de logement. «Après une enquête sur les revenus mensuels des squatters, nous décidons du type de maisons dont ils peuvent bénéficier. Ils pourront s’offrir soit un logement social soit une maison de la NHDC», affirme l’officier.
 

De faux squatters

 
Et de poursuivre que l’État régularise même la situation de certains en leur donnant un bail. Toutefois, concède-t-il, il arrive souvent que le ministère doive procéder à des expulsions. Raison évoquée : «Il existe de faux squatters.» Certains, déjà propriétaires d’une maison, «construisent une bicoque là où vivent de vrais squatters. Quand ces derniers sont régularisés, ils espèrent eux aussi obtenir un lopin de terre». De pareils cas ont d’ailleurs été recensés à Dubreuil. 
 
Interrogé sur la démolition de certaines maisons à Cité-La-Cure, le 5 mars, l’officier affirme qu’elles se trouvaient dans une zone dangereuse, étant à risque lors d’inondations. Sans compter le fait, dit-il, qu’une enquête avait établi qu’elles «étaient inoccupées neuf jours avant leur démolition».
 
Outre cet aspect, le gouvernement évacue également les squatters qui vivent sur des terrains réservés à des projets nationaux. Ils sont 88 sur le tracé de la phase 2 de la Ring Road dans la région de Vallée-Pitot et Tranquebar. L’État prévoit de les reloger à La-Tour-Koenig. Plusieurs squatters ont aussi été recensés sur le tracé du métro léger.

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