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Les femmes entrepreneurs élargissent leurs horizons

2 septembre 2013, 15:38

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Les femmes entrepreneurs élargissent leurs horizons

Elles étaient présentes pour le «Women Talk Business». Ces femmes ont décidé de se lancer dans les affaires en exploitant de nouveaux créneaux.

 

Leur donner les moyens d’être indépendantes financièrement. Tel est l’objectif du National Women Entrepreneur Council (NWEC) en organisant une deuxième édition de Women Talk Business à l’intention des femmes souhaitant se lancer dans les affaires. Celle-ci s’est tenue mardi au Women Empowerment Centre de Triolet. Elles étaient une cinquantaine de femmes de la région Nord à avoir fait le déplacement. Cela, afin de s’enquérir des diverses facilités mises à leur disposition. Certaines sont femmes au foyer alors que d’autres travaillent à leur propre compte.

 

Mais toutes ont un point en commun : elles ont opté pour des créneaux qui, selon elles, ne sont pas suffisamment exploités. Du moins pas dans leur entourage. À l’instar de Christina Nieé, 27ans, qui chérit deux projets. Le premier concerne la mise sur pied d’une pâtisserie spécialisée dans les gâteaux utilisés lors des cérémonies catholiques, tels  que la brioche, la napolitaine,entre autres. «À Grand-Baie,les pâtisseries sont à vocationtouristique. Moi, je veuxme mettre davantage au servicede la population locale», confie cette ancienne gouvernante. Son second projet, plutôt familial, est l’élevage de poules et particulièrement de canards qui sont «très demandés».

 

Elisabeth Lutchia, 26 ans, femme au foyer aspire, quant à elle, à parfaire ses connaissances dans la préparation de gâteaux salés et de leur emballage. Elle se dit consciente que ce segment de marché est déjà très répandu. Alors, comment entrer en lice ? «Je vais ajouter une touchepersonnalisée à mes produits», dit-elle. Elisabeth Lutchia compte également se lancer dans la fabrication de sacs à main. D’ailleurs, dit-elle, elle en avait déjà confectionné quelques-uns récemment. «Ils ont remporté un vif succès.Pourquoi ne pas donner suiteà cela ? Certaines personnes,comme moi, en fabriquentpour leur usage personnel.Pourquoi ne pas les commercialiser ?» se demande-t-elle.

 

D’autres femmes vont  encore plus loin en diversifiant leurs services. Comme Sarita Quedoo, 53 ans, qui a un business de laverie. Elle souhaite à présent se lancer dans la culture hydroponique. «Particulièrementdans celle de produitsagricoles très demandéscomme les tomates, cerise, poivrons,courgettes, roses et pâquerettes.» Une façon pour cette femme entrepreneur de rester dans la course.

 

Un avis que partage Egam Chetty, 42 ans, qui espère, pour sa part, diversifier son commerce de location de voitures aux touristes. Pour ce faire, la businesswoman envisage de suivre des cours dans le domaine floral, l’alimentation, le curtain design et la décoration intérieure. Car, estime-t-elle, «si cela nemarche pas dans le secteurtouristique, je peuxtoujours me rabattre surle marché local».

 

La prochaine édition de Women Talk Business aura lieu le mois prochain, à Bambous. Elle se poursuivra par la suite dans d’autres parties de l’île.


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