Publicité
Inondations: Canal-Dayot peine à se relever après la catastrophe de samedi noir
Par
Partager cet article
Inondations: Canal-Dayot peine à se relever après la catastrophe de samedi noir
Les environs de Canal-Dayot à Grande-Rivière témoignent de la violence des torrents qui ont dévasté la région le samedi 30 mars. Christabelle Mooroogan, une habitante de la région y a laissé la vie, prise de malaise devant l’ampleur du cataclysme.
Alors qu’il commençait à faire nuit à Canal-Dayot en ce dimanche 31 mars, le bruit du frottement des pelles sur l’asphalte se faisait toujours entendre dans les rues. Les habitants n’ont pas eu de repos depuis que les eaux qui s’étaient accumulées après les fortes pluies se sont dissipées, laissant sur leur passage une épaisse mare de boue.

«Nous n’avons jamais vu une telle horreur et nous ne voulons pas en être témoins de nouveau !» Les habitants des rues James Mercier et Jean-Baptiste Lamarre ne peuvent plus rester dans leurs maisons. Ils s’affairent à déblayer leurs domiciles et à tout nettoyer avant la tombée de la nuit.
Selon les témoignages recueillis sur place, c’est vers 13 heures, le samedi 30 mars, que la situation a empiré. Christiane Botte, une habitante de la localité, explique qu’elle a assisté, impuissante, à un spectacle de désolation. «Je ne savais plus quoi faire. J’ai eu envie de me sauver, mais je ne voulais pas quitter ma maison. L’eau l’a envahie de toutes parts avec une force terrible. Nous n’avons pas eu le temps de réagir. J’avais de l’eau jusqu’à la poitrine», témoigne cette femme au foyer.

Comme elle, les Aumeerally ont été témoins de cette scène horrible. Le père de famille raconte qu’il a vu une voiture se déplacer avec violence avant de s’écraser contre sa porte d’entrée. «Mes parents avaient pourtant pris des dispositions en cas d’inondations, en construisant la maison plus haut. Malgré tout, l’eau y est entrée et les dégâts sont considérables», déplore-t-il.
Des députés se sont présentés chez les familles sinistrées. La Parliamentary Private Secretary Aurore Perrault affirme, pour sa part, qu’elle est en consultation avec le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo. Cela, afin de «tenter d’apporter un soulagement à ces familles».

«Je lance un appel aux Mauriciens pour qu’ils soient solidaires envers les habitants de la région. Les familles n’ont plus rien. Elles ne savent pas quoi manger ce soir et où dormir. Les gens n’ont plus de vêtements. Et, nous avons besoin de volontaires pour les aider à tout nettoyer», affirme la députée.

Pour ce qui est de la solidarité, la Plaine-Wilhems Women Action Group est à pied d’œuvre. Elle a déjà procédé à une distribution de vivres et d’eau.
Publicité
Publicité
Les plus récents