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Transparence
Le comité de l?«Automatic Pricing Mechanism» (APM) est revenu à de meilleurs sentiments. En se réconciliant avec la manière de penser de la majorité de la population, l?APM retrouve sa crédibilité. Aucun système n?est parfait, a priori. C?est en reconnaissant ses erreurs et en essayant, à chaque fois, de rectifier le tir que l?on tend vers la perfection.
Avant la hausse record des cours du pétrole en juillet, et les incidences de la crise financière internationale qui ont ramené le prix de l?or noir à un niveau assez bas, très peu de gens auraient reproché à l?APM de tenir ses réunions à intervalle de trois mois. Mais au vu du prix exorbitant de l?essence, du diesel et de l?huile lourde à la pompe, malgré la chute de plus de 50 % des cours sur le marché international, des actions correctives du système s?imposaient de façon impérative.
Un autre champ de bataille, où la victoire du gouvernement est souhaitée par les consommateurs, est celui des denrées de base. Il est inadmissible que les commerçants continuent à écouler tranquillement (et impunément...) leurs produits au prix fort, quand les cours de ces produits, le fret et certaines taxes ont littéralement baissé. Alors que les hausses des prix sont automatiquement mises sur le compte du consommateur, l?on a vraiment du mal à comprendre les raisons pour lesquelles les baisses de prix, quant à elles, n?interviendraient qu?après de longs mois, comme nos commerçants se plaisent encore à dire.
Sans prôner l?avènement de l?Etat interventionniste, certaines mesures coercitives sont vivement appelées, cependant. La cartellisation n?est-elle pas, elle-même, l?ennemi de la libre-concurrence et de la transparence ? Le gouvernement, s?il veut juguler l?inflation et raffermir le pouvoir d?achat, devra agir maintenant.
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