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Billet électronique :gare à la confusion

28 septembre 2008, 20:00

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Enervés et contrariés. Tel est le sentiment qu?éprouvent des passagers qui devaient prendre le vol LTU (compagnie aérienne allemande) du lundi 8 septembre à destination de Moscou. Trois jours avant leur départ, contre toute attente, cette compagnie les a prévenus, par téléphone, qu?ils devaient payer «une différence». Au cas contraire, ils ne seraient pas autorisés à voyager.

Ils affirment qu?une employée de LTU s?est refusée à leur donner un éclaircissement, leur demandant de contacter leur agence de voyages, New Asia Travel & Tours Co. Ltd. Une employée de cette agence leur a confirmé qu?ils devaient payer Rs 2 500 de plus «pour convertir les billets en format électronique». Mais après discussions, l?agence de voyages a accepté de convertir les billets, sans supplément.

La directrice de New Asia Travel & Tours Co. Ltd explique : «La nouvelle loi nous oblige à émettre des billets électroniques à partir du 1er juin 2008. Il a fallu qu?on fasse un rebooking pour émettre ces billets électroniques, comme nous l?a imposé LTU. Ceux qui ont compris la situation ont eu la gentillesse de payer la somme additionnelle. Pour les autres, il a fallu que l?on paye de notre poche.»

Chez LTU, la directrice Diane Yeung donne sa version : «L?agence avait émis des billets non valables. Nous avons insisté qu?elle en émette d?autres et qu?elle en informe ses clients. Mais elle ne l?a pas fait et nous avons dû téléphoner nous-mêmes à ces passagers.» Interrogée à propos de l?arrêt des vols de LTU à partir de novembre prochain, elle nous fait comprendre que cela n?a aucun rapport avec le différend qui l?oppose à l?agence de voyages.

Le flou persiste quant à la confusion créée autour de l?émission de ces billets électroniques. La directrice de l?agence de voyages estime qu?il est impératif de connaître ses droits et les conditions des billets achetés : «Il faut que le client conscientisé sache au préalable ce qu?il a l?intention d?acheter.»

Elle relate la mésaventure d?un étudiant mauricien qui n?a pu embarquer à Bangkok pour venir assister aux funérailles de son père. «Il avait un billet électronique d?Air Mauritius, mais on lui a interdit de prendre l?avion à Bangkok. Il a ensuite pris un billet électronique chez nous, mais Air Austral lui a refusé l?accès à bord à Bangkok.»

Chez Air Mauritius, une employée nous a répondu que «les dossiers des passagers restent confidentiels». Nous n?avons pu obtenir la version d?Air Austral : jeudi, personne ne répondait au téléphone?

Les billets électroniques ne sont pas vraiment à l?avantage des agences de voyages, dit la directrice de New Asia Travel & Tours Co. Ltd : «L?IATA (NdlR : Association du transport aérien international) voulait moins de paperasse. Mais maintenant, nous, les agences de voyages, devons imprimer tous les détails, parfois sur cinq feuilles. La compagnie aérienne a diminué ses dépenses, mais pas nous.»

Mais chez Air Mauritius, on affirme que les choses sont simplifiées. «Si vous perdez votre billet, il y a toujours moyen de voyager sans problème. Vos données sont enregistrées sur tout le système».

Une étude de l?IATA réalisée auprès de 10 000 voyageurs indique que 89 % préfèrent les billets électroniques.

<B>Fadya NAZIRKHAN-MAHMOUD

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