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Kung fu fighters
Le maître et ses élèves sont arrivés jeudi. Ils ont rencontré la presse pour partager leur art et leur philosophie. Ils seront ce soir au Mahatma Gandhi Institute à Moka pour la dernière représentation de leur spectacle.
Ils ont la rigueur et la discipline des soldats. Eux aussi sont entraînés dans des conditions très strictes. «Beaucoup d?entre eux ont commencé le kung-fu à l?âge de 5 ans», explique Emile Hennebelle, directeur de la tournée des Maîtres Shoalin.
«Ne vous fiez pas à leur petite taille ou à leur silhouette fébrile, ces élèves, dont le plus jeune à 9 ans, sont parmi les meilleurs combattants de kung-fu du monastère de Henan, du mont Song, l?une des cinq montagnes sacrées de Chine. Ils parcourent le monde pour exposer cette discipline d?art martial et propagent la philosophie de cet art sportif.»
La délégation est accompagnée du grand sage du monastère Xiang Peng Zhang, l?un des derniers de l?ancienne génération. Il explique qu?il existe aujourd?hui peu de maîtres au monastère. «Pour devenir maître, il faut atteindre des niveaux très élevés au niveau mental, physique et spirituel», ajoute Xiang Peng Zhang. A la question de savoir depuis combien temps il est maître? il répondra tout simplement «depuis plusieurs années.»
Sur l?apprentissage, il souligne, qu?il faut beaucoup de rigueur et de respect des lois du monastère. Chaque écart de conduite se termine par des coups de bâtons, voire l?expulsion. «Pour être un moine et devenir un combattant, il faut des années de pratique, beaucoup de patience et d?application. Beaucoup viennent mais ne supportent pas la rigidité de l?apprentissage du kung-fu», relate le maître.
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