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Absence de drains
La pelouse chez Bruno Petit s?est transformée en marécage mercredi dernier. D?ailleurs, à vendredi, il y avait toujours de l?eau dans sa cour. «C?est ainsi à chaque grosse pluie.» L?eau traverse son jardin pour se jeter dans la mer. Tout le voisinage subit le même sort. Coteau-Raffin est un village en bas d?une chaîne de montagnes. Si une partie est équipée des drains, ce n?est pas le cas là où habitent ceux qui viennent de s?installer. Alors l?eau traverse un morcellement en amont pour se frayer un passage à travers les maisons et se jeter à la mer.
Un peu plus loin, Louis Dig-Dig regrette qu?il n?y ait pas de pelouse dans sa cour. Il a dû patauger pendant plusieurs jours dans la boue que l?eau dévalant la pente avait entraînée. « Il n?y a pas de drains ici. C?est toujours la même histoire quand il pleut. »
D?ailleurs, plusieurs habitants ont craint le pire. Rita Baboo a passé toute sa journée de mercredi dernier à surveiller le niveau de l?eau. Lors des pluies diluviennes du 26 mars dernier, une des chambres de sa maison avait été inondée.
Les habitants sont unanimes à dire qu?il faut des drains dans ce quartier. Il n?y a qu?un canal mal entretenu qui n?arrive même pas à évacuer l?eau. D?ailleurs, Bruno Petit estime que ce canal représente un danger pour les petits qui s?y aventurent pendant la journée.
Pierre Mizate, conseiller du district, rappelle qu?il a fait plusieurs demandes pour la construction de drains dans la localité. «Ma dernière demande remonte à août dernier. J?avais demandé de nettoyer tous les canaux et de construire des drains, mais le projet tarde à se réaliser.»
L?eau ne choisit pas ses victimes
À quelques kilomètres de Coteau-Raffin, à Dilo-Pourri, des anciens squatters qui résident au pied d?une colline ont eu moins de chance. Joseph Prudence qui vit dans une bicoque avec ses trois enfants a passé de mauvais moments. Sa maison a été inondée. «Pa fasil kan lapli tombe. Pa kapav fer narien.»
Sa voisine Catherine Ragoo a connu le même sort. Elle habite un peu plus bas, mais l?eau ne choisit pas ses victimes. «Mo in fer bann kanal otour lakaz, me delo rent dan lekaz pou sorti lot kote. Enn nuit pa fine dormi», raconte-t-elle. Le comblement effectué n?aura servi à rien.
À Dilo-Pourri, les habitants demandent au gouvernement d?ouvrir une route avec des drains. Selon eux, ce sera beaucoup plus facile pour que l?eau soit évacuée. Indrawtee Beeharry est convaincue que c?est la meilleure solution.
Un conseiller du village affirme avoir effectué une visite sur les lieux la semaine dernière. La construction d?une route est en projet. Cependant, il faut respecter les procédures, dit-il.
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