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Les suspects retournent sur le lieu de l?abattage du cheval
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Les suspects retournent sur le lieu de l?abattage du cheval
«Ce sont des enfants innocents. Ils adorent les animaux», proteste Raouf Lallmamode à Vallée-des-Prêtres hier après-midi. Cet oncle de Mohamed Kuedar Mathura, principal suspect de l?horrible abattage du cheval Mythical Man, est agité. Il assiste à une reconstitution des faits à laquelle participent les trois acolytes de son neveu.
«Même mon neveu a un cheval. Il adore les animaux. Il les aime plus que sa famille», crie Raouf Lallmamode. Il s?en prend à tous ceux qui osent traiter son neveu de criminel ou de barbare.
Même si le neveu n?est pas présent, l?inquiétude se lit sur le visage de Raouf Lallmamode. Il voit défiler à tour de rôle les trois complices présumés de Mohamed Kuedar Mathura. Ces suspects sont conduits là où le cheval Mythical Man a été abattu à l?aide d?un couteau de cuisine.
Le premier à sortir du véhicule de la police est Ilfan Keeramuth. Il est suivi du propriétaire du cheval, Sabir Joomunally. Le dernier est Ramizally Bhugaloo. Tous indiquent, avec force détails, où ils étaient au moment de l?abattage de l?animal et ce qu?ils faisaient.
Les quelques badauds présents, dont Raouf Lallmamode, sont tenus à l?écart. Puis, les suspects sont escortés jusqu?aux différents véhicules de la police qui démarrent presque aussitôt.
«Criminel»</B>
Ilfan Keeramuth a juste le temps de faire un signe à des connaissances pour leur faire comprendre qu?il sera peut-être libéré sous caution lundi. Les trois suspects sont reconduits en cellule policière.
Malgré le départ des suspects, la petite foule réunie tarde à se disperser. Les insinuations vont bon train. Les habitants des appartements de la National Housing Development Corporation, situés à quelques mètres de l?écurie de Mythical Man, discutent avec ceux venus soutenir les suspects qualifiés de barbares.
Les choses ont même failli dégénérer. Raouf Lallmamode a tenté de s?en prendre physiquement à un automobiliste, qui avait ralenti son véhicule pour crier «criminel». «Se bann inosan. Sé bann zanfan.
Zot conten zanimo. Pa koz c... kan ou pa cone», tente-t-il d?expliquer.
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