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Rentrée 2009 : le manqué d?enseignants inquiète les syndicats
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Rentrée 2009 : le manqué d?enseignants inquiète les syndicats
Une classe bondée... Une quarantaine de petits écoliers attendent leur instituteur. Mais personne ne vient. Et pour cause: il n?y a pas d?enseignant disponible. Tel est le scénario catastrophe qu?envisagent actuellement les syndicats pour la rentrée de janvier prochain. «Nous prévoyons un gros problème», s?inquiète déjà Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union (GTU).
Ce syndicat estime que quelque 150 enseignants devraient manquer à l?appel. Plusieurs milliers d?écoliers seraient ainsi concernés, particulièrement dans les Zones d?éducation prioritaires (ZEP).
Cette même crainte est exprimée par des inspecteurs du primaire. Rien que dans la zone éducative 1 (Port-Louis et le Nord), il pourrait manquer une bonne cinquantaine d?enseignants.
Plusieurs facteurs contribuent à ce phénomène : alors que certains enseignants partent à la retraite, d?autres sont promus. Et c?est sans compter ceux qui sont interdits de travail ou ceux qui décèdent. Chaque année, il y a aussi des départs pour des raisons professionnelles.
Au ministère de l?Education, c?est un tout autre son de cloche : l?on indique que les écoliers ne seront pas pénalisés. «Nous sommes en train de travailler sur le dossier de la rentrée 2009. Une équipe est en train d?analyser ce sujet précis», affirme un haut cadre du ministère. A ce stade, ce dernier ne peut toutefois confirmer le nombre de places qui seront laissées vacantes. «Nous sommes en train de vérifier école par école. C?est un vrai travail de fourmi.»
Entre-temps, les autorités se veulent rassurantes. Les parents n?ont pas de soucis à se faire, soutient-on au ministère. «Tout est une question de planification. Il y aura des profs dans les classes.»
<B>«Changer le mode de recrutement»</B>
Le ministère fera, selon toute probabilité appel à des enseignants suppléants, comme il le fait généralement lorsqu?il y a un manque d?instituteurs.
La GTU, qui regroupe le plus grand nombre d?enseignants du primaire, estime cependant qu?il faudrait un changement dans le mode de recrutement de ces enseignants. «Le ministère à l?habitude de faire appel à des gens qui sont à la retraite. Nous estimons que ce n?est pas idéal de mettre des gens aussi âgés dans des classes», dit Vinod Seegum.
Ce à quoi le ministère répond que «chaque classe aura un enseignant qui a toutes les compétences requises. Nous nous assurons qu?ils peuvent faire le travail correctement».
La GTU propose pour sa part de confier provisoirement les classes à des jeunes détenteurs d?un Higher School Certificate. Mais le syndicat souhaite qu?ils puissent au préalable suivre des cours intensifs au Mauritius Institute of Education.
Pour avoir une vision plus claire de la situation, le ministère attend que l?exercice de transfert des enseignants soit terminé. Celui-ci, qui impliquera plus de mille instituteurs sur les 5 000, devrait être réalisé dans le courant du mois d?octobre. Un exercice annuel qui ne fait d?ailleurs pas l?unanimité. La General Purpose Teachers? Union (GPTU), syndicat rival de la GTU, soutient ainsi que ce dernier fausse l?exercice en avantageant ses «protégés» avec l?aide des inspecteurs du primaire.
Une accusation rejetée par Vinod Seegum. «Il y a des gens qui ne sont pas contents que le syndicat fasse partie du comité de transfert. Nous ne pénalisons aucun enseignant et agissons en tant que chien de garde. On fait en sorte à ce que tout le monde ait sa chance.»
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