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Une humoriste italienne évite un procès pour offense au pape

20 septembre 2008, 00:00

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L?humoriste Sabina Guzzanti (photo) a failli s?attirer les foudres de la justice italienne en déclarant que le pape Benoît XVI serait puni en enfer pour le traitement infligé par l?Eglise catholique aux homosexuels.

Un procureur de Rome a estimé que ces propos, prononcés en juillet lors d?un rassemblement Piazza Navona, violaient une loi protégeant l?honneur et la dignité du pape. Ce texte, issu d?un traité conclu en 1929 par l?Italie et le Vatican, a été promulgué par le dirigeant fasciste Benito Mussolini.

La loi prévoit toutefois l?accord du gouvernement avant le lancement de toute procédure et le ministre de la Justice Angelino Alfano a décidé de s?y opposer. «J?ai décidé de ne pas l?autoriser, connaissant bien l?envergure et l?indulgence du pape», a déclaré Alfano aux médias de la Péninsule.

Le Vatican a de son côté jugé l?affaire close et ajouté qu?il n?était pas utile de faire ressortir ces propos «déplorables» lors d?un procès.

«Le ministre de la Justice a pris une sage décision. L?autorité du pape est bien trop haute pour être atteinte (par ces commentaires) et, dans sa mansuétude, il considère l?affaire close», a déclaré le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, à l?agence de presse Ansa.

En vertu des accords du Latran, qui font du Vatican un Etat souverain, les offenses contre le pape sont punies avec la même sévérité que celles contre le président italien et sont donc théoriquement passibles de cinq années de prison.

La possibilité que Sabina Guzzanti puisse être emprisonnée pour ses propos avait déclenché un tollé en Italie parmi les défenseurs de la liberté d?expression, à la fois dans l?opposition et dans les rangs de la majorité conservatrice de Silvio Berlusconi.

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