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Les examens divisent les médecins?
La structure de formation des internes dans nos hôpitaux inquiète. La récente controverse entourant leur système d?évaluation a remis le débat sur le tapis. Les propositions d?examens avant l?enregistrement de ces jeunes médecins ne sont pas unanimement acceptées au sein de la profession médicale. Quelques internes avaient, dans une lettre, fait une sortie en règle contre les spécialistes de l?Etat après avoir été «négativement évalués».
Le président du Medical Council, Rajendra Goordyal, compte en discuter lors de la prochaine réunion. Il est un des premiers à avoir fait de la pertinence des examens avant l?enregistrement, son cheval de bataille. «Le niveau de la formation de nos médecins est primordial, dit-il, et s?il y a eu des dérives entre internes et spécialistes (bien que nous ayons reçu des lettres affirmant le contraire), il y a un problème de fond qui mérite que l?on s?y attarde : celui de structurer la formation pour assurer un niveau de qualité dans nos hôpitaux.»
Une fois que ce dossier sera pris au niveau du conseil, Rajendra Goordyal compte bien reprendre la question avec le ministère de la Santé. Toutefois, un technicien, également médecin, au niveau du ministère de la Santé, ne croit pas que les examens soient nécessaires. «Dans les écoles médicales étrangères, il y a des hôpitaux pour l?internat des médecins et il y a déjà des examens. Je pense qu?il faut revoir le système d?évaluation qui ne devrait pas inclure d?examen.»
Quelques autres spécialistes de l?Etat sont du même avis mais au Mauritius Institute Of Health, l?on est davantage en faveur d?un système d?évaluation à la mauricienne à la place d?examens. Des médecins spécialistes et des consultants des hôpitaux abondent dans le même sens que Rajendra Goordyal. Une rencontre est prévue avec le ministre de la Santé la semaine prochaine. Dans un premier temps, le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, souhaite favoriser l?émergence d?une autre école médicale.
<B>Exigence de qualite</B>
Le niveau des médecins mauriciens fait débat car la majorité des étudiants en médecine ont opté pour les pays de l?Est, où la réputation de certaines institutions est remise en cause. Récemment, des amendements au Medical Act ont stipulé que les étudiants doivent passer un test d?éligibilité avant d?entreprendre des études de médecine.
Plusieurs spécialistes déplorent le niveau de certains internes. «C?est aujourd?hui que nous devons assurer les médecins de demain et pour cela, il faut que le niveau soit de qualité. Si nous sommes pénalisés et critiqués parce que nous exigeons de la rigueur, tant pis», dit un spécialiste en cardiologie à l?hôpital Victoria.
Les internes, eux, reprochent aux spécialistes une «attitude qui vise à les dégrader et à les faire rater leur évaluation». Résultat de ces relations difficiles entre spécialistes et internes : certaines formations sont actuellement compromises.
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