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Le RGEA pour un «Emergency Development Programme»

17 septembre 2008, 00:00

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LeS membres du syndicat de la Rodrigues Gouvernement Employees? Association sortent leurs griffes. Le président, Alain Tolbize et le secrétaire, Bernardin Moutien, ont rassemblé leurs membres à Malabar pour une journée de réflexion sur la place qu?occupe l?île autonome au sein de la République.

Combien de projets un gouvernement peut-il réaliser avec un budget de Rs 300 millions ? Cette question a été la première à être abordée durant la journée. A la fin de la rencontre, les membres ont souhaité qu?un Emergency Development Programme (EDP) soit appliqué dans l?île. L?EDP sera une formule qui déterminera la part de responsabilité qui doit revenir de droit à Rodrigues.

Le thème de l?emploi a aussi a été abordé. Selon les chiffres du bureau des statistiques pour 2005-2006,le nombre d?emplois sur une population de 37 230 est de 15 435. En 2006, 22 130 Rodriguais avaient entre 15 à 60 ans. Selon Alain Tolbize, il y a un exode de Rodriguais vers Maurice. Certains travaillent et vivent dans des conditions précaires.. « Il est temps de les aider économiquement et socialement en créant des postes pour eux dans l?île. Le travail est un droit fondamental . Nous constatons e que rien n?est fait avec l?aval du gouvernement central pour relancer l?emploi et mettre un terme au chômage et la misère qui sont en train de détruire la société rodriguaise». Il y a 5 070 habitants qui survivent grâce à la pêche et à l?agriculture.

Bernadin Moutien a expliqué qu?il y a entre 6 000 et 7 000 chômeurs dans l?île. Parmi eux 4 000 se sont mis à leur compte sans toutefois recevoir un salaire adéquat. Il a invité les responsables du Bureau des statistiques à revoir les données sur le chômage et l?emploi dans l?île. L?inflation a aussi été évoquée. Selon les orateurs, les ménages n?arrivent pas joindre les deux bouts. Les Rodriguais payent des frais de la marge de profits parfois exorbitante des grossistes et des importateurs. Ils déplorent que leur demande pour que le fret soit totalement subventionné par les autorités mauriciennes soit restée lettre morte. «Nous souhaitons que les prix des articles soient contrôlés et fixés. Il faut que ce soit le gouvernement régional qui soit responsable de l?importation de ce que nous consommons». Il y a une demande pour que le Rodrigues Cola soit réintroduit.

Le volet PRB a fait des vagues. Des propositions ont été faites sur les Errors and Ommissions mais aucune n?a été acceptée. «Nous n?acceptons pas que les Mauriciens qui travaillent dans l?île aient un traitement de faveur». Le RGEA a tenu aussi un forum conjoint avec les organisations non-gouvernementales durant lequel trois résolutions ont été votées. Les participants sont en faveur d?un parlement du peuple qui sera composé de syndicalistes, des membres des ONG et ceux des comités de village. Ce «parlement» aura la responsabilité de discuter des problèmes des habitants et fera pression auprès des parties concernées pour trouver des solutions. «Assez avec les manoeuvres OPR-MR». C?est le souhait des participants. Ils ont exprimé le v?u que l?unité règne dans la population en mettant de côté la couleur politique. La réflexion sur l?indépendance de l?île a aussi été évoquée. Il y a une tendance pour changer de statut. «Nous en avons assez du comportement de l?Etat mauricien. Rodrigues a son gouvernement et on veut que cette situation soit respectée», peut-on lire dans le compte-rendu de la réunion syndicale.

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