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Exploitée, elle pourrait rentrer à Maurice
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Exploitée, elle pourrait rentrer à Maurice
Elles auraient été séquestrées et forcées à travailler plus de 90 heures par semaine pour un salaire de misère. Leurs employeurs ont été arrêtés. Et l?une d?elles pourrait bientôt rentrer au pays.
Partie chercher une vie meilleure en Angleterre, elle n?aurait connu que travail forcé, séquestration et vie clandestine. C?est en tout cas ce qu?affirme une Mauricienne, qui a dénoncé ses employeurs, Anbananden et Seenyen Chellapermal, originaires de l?île Maurice. Ces derniers, propriétaires de deux maisons de repos, ont été arrêtés et sont sous le coup d?une accusation de trafic humain et d?exploitation. Sans emploi et en situation irrégulière, la jeune femme pourrait prochainement être déportée.
Cette dernière, qui est l?une des quatre Mauriciennes employées dans cette maison de repos, a déclaré aux enquêteurs britanniques être entrée sur le territoire illégalement. Ses collègues et elles auraient, selon ses dires, été séquestrées et forcées à travailler plus de 90 heures par semaine pour un salaire mensuel de £ 450. Le couple rejette, pour sa part, les accusations portées à son encontre. Toujours selon la version des faits de la jeune femme, ses collègues et elle n?étaient autorisées que très rarement à sortir de la maison de repos. Elles devaient se tenir à disposition des pensionnaires à tout moment du jour et de la nuit.
La représentante de la poursuite, Hazel Merritt, a quant à elle, déclaré que les quatre employées mauriciennes avaient été incitées à faire le déplacement en Angleterre « sous de faux prétextes », avec la promesse d?un travail rémunérateur. Et d?ajouter qu?elles auraient effectivement été séquestrées dans la maison de repos où elles étaient employées.
Le couple Chellapermal serait, selon Hazel Merritt, lié à une agence de recrutement, basée à Maurice. Celle-là même qui lui aurait envoyé des employés pour leurs deux maisons de repos, situées à Carlton House, à l?avenue St Lawrence et à Glen Eden, à Richmond Road.
« Ça a été un choc »</B>
Ces institutions, qui seraient par ailleurs dans un état « déplorable », pourraient bientôt être fermées par les services sociaux. En attendant, des officiers ont investi les lieux pour prendre soin des nombreux pensionnaires, en attendant de leur trouver un autre endroit.
De son côté, Me Tiffany Meredith, qui représente Seenyen Chellapermal, a rejeté les accusations portées contre sa cliente. Elle soutient que si cette dernière avait quelque chose à se reprocher, elle aurait eu tout le loisir de prendre la fuite durant les trois semaines qui se sont écoulées entre son interrogatoire et son arrestation.
Et d?ajouter que le couple, détenteur de la citoyenneté britannique, a une fille de 20 ans à l?université, et qu?il n?aurait pas pris le risque de tout perdre. L?homme de loi d?Anbananden Chellapermal, Neil Ross, a quant à lui expliqué que les quatre employées mauriciennes seraient entrées en Angleterre en toute légalité. Il a également mis en doute les accusations de séquestration puisque, affirme-t-il, l?une des employées suivait un cours en dehors de ses heures de travail.
L?arrestation du couple a suscité de nombreuses réactions, tout particulièrement auprès de ceux qui avaient placé l?un de leurs proches dans les établissements du couple mauricien. « Ma mère était à Glen Enden au moment des faits. Ça a été un choc d?apprendre ce qui s?est passé. Les autorités devraient faire des inspections régulièrement pour que l?on n?entende plus ce genre de chose », confie ainsi Sharon, originaire de North Wales, sur le site Internet du journal The Argus Lite.
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