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Quand la «danse électro» devient accessoire
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Quand la «danse électro» devient accessoire
Un look. Des hauts flashy avec des motifs fluo ou brillants. Des leggings trouées pour les filles et des jeans slim pour les garçons. Aussi des pins, des mitaines ou des bandes à carreaux pour le poignet afin d?agrémenter le tout. Sans oublier la coiffure structurée au gel. Un style musical aussi. Electro-teck, jumpstyle et hardstyle. Et surtout, des mouvements bien précis, qui donnent cependant l?impression que le corps est désarticulé. Nul doute que pour cette journée internationale de la danse célébrée aujourd?hui, c?est cette «nouvelle» danse qui a envahi les pistes de danse des discothèques, qui se retrouvera sous les projecteurs.
Les vidéos qui pullulent sur la toile qualifient cette danse de«tecktonik». Mais pour les puristes, il s?agit de la «danse électro». Car la «Tecktonik», TCK pour les initiés, est une marque déposée et protégée depuis 2002. Cette année-là, les premières soirées «tecktonik killer» sont organisées au Metropolis, une discothèque près de Paris, en France. La danse connaît un certain succès et par le biais d?internet est diffusée hors de France. La «tecktonik» aujourd?hui, c?est une marque vestimentaire, une boisson ainsi que des compilations de morceaux d?électro-teck, de jumpstyle et de hardstyle.
C?est en 2007 que la «tecktonik» débarque à Maurice. Le groupe Luxyteck, pionnière dans ce domaine, voit le jour en septembre 2007. Stéphane Antoine, bientôt 19 ans, raconte la genèse du groupe. «Un pote en France m?a parlé de cette nouvelle danse tendance en France. Il m?a conseillé de jeter un coup d??il sur les clips diffusés sur Internet. Ce que j?ai fait.»
Fan de danse, Stéphane s?enthousiasme tout de suite. Il apprécie le style de danse et la musique. Il en parle alors à deux de ses copains et ensemble ils font le tour de leur cercle d?amis pour former un groupe. Au final, ils seront six : cinq garçons et une fille. Antonik, Ti-Chou-Teck, Teck-Away, Miss-Suki, Jetonik et V-Teck. Tous âgés de 17 à 21 ans. Si danser demeure toujours «fun» pour ces jeunes, danser c?est également leur boulot aujourd?hui. Ils dansent désormais dans des soirées et lors des concerts de DJs internationaux. Tiesto et David Guetta, entre autres. Récemment, un chanteur a également fait appel à eux pour danser pour un de ses clips.
Les tout-petits sont également attirés. Stéphane Antoine, alias Antonik, nous parle de Warren, tout juste 10 ans, classé second à un récent concours de «Tecktonik» organisé par une radio privée.
Et puis, il y a ceux qui même s?ils ne dansent pas, adoptent le look «tecktonik». «Ils portent un slim ou un t-shirt coloré.» Steve Chang, propriétaire du magasin Bon Pasteur Punk and Rock domain, à Curepipe, confirme l?engouement pour les t-shirts arborant le logo «Tecktonik», un aigle et les accessoires. En à peine trois semaines, il a écoulé tout son stock de t-shirts et d?accessoires. Les accessoires «Tecktonik» se rapprochant, dit-il, des accessoires punk.
Les adolescents n?hésitent pas à débourser Rs 375 pour un t-shirt et entre Rs 95 et Rs 300 pour des accessoires. Mitaines, ceintures, chaussettes, casquettes, sac à dos? «On n?a pas connu un tel engouement pour une nouvelle tendance depuis la grande époque de Marilyn Manson.» Aujourd?hui, c?est la «Tecktonik» qui fait vendre?
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