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Jaloux, il tente de faire exploser sa maison avec ses enfants à l?intérieur
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Jaloux, il tente de faire exploser sa maison avec ses enfants à l?intérieur
Il ne lui restait plus qu?à craquer une allumette pour que tout explose. Mais la police est arrivée à temps au domicile de Prithiviraj Ramkhelawon? Lundi, vers 17 h 30, après une énième dispute avec sa femme Nandita, qu?il accuse d?avoir un amant, ce père de famille de 36 ans s?est enfermé dans sa maison avec deux de ses fils, âgés de huit et douze ans. Il aurait ensuite ouvert le raccord de la bonbonne de gaz ménager et le combustible se serait vite répandu dans la maison. Les enfants ne doivent leur survie qu?à la promptitude de leur mère à alerter les forces de l?ordre? et au temps qu?a mis leur père à trouver des allumettes.
Nandita Ramkhelawon, 33 ans, rencontrée hier, est encore sous le choc. C?est la première fois, dit-elle, qu?elle voit son mari s?attaquer ainsi à ses enfants, même s?il s?en prend régulièrement à elle, l?insultant et la battant. «Je ne pensais pas qu?il irait aussi loin.» Et d?expliquer que son mari est jaloux et qu?il la surveille, même lorsqu?elle est au travail.
Nandita, employée d?un centre d?appels à Cassis, raconte que Prithiviraj appelle sans cesse pour s?enquérir, auprès de ses supérieurs, de ses horaires de travail. «Je n?en pouvais plus, il n?arrêtait pas de me harceler au travail», lâche-t-elle, ajoutant que son époux a insulté, à plusieurs reprises, les directeurs de la compagnie et que, par conséquent, elle subit souvent leurs reproches. D?autant que Prithiviraj aurait même menacé de battre un des directeurs.
Lundi, le mari jaloux avait du reste téléphoné à la compagnie. Cette fois, il aurait eu Nandita au bout du fil et aurait menacé de la tuer. Ainsi, au lieu de rentrer directement chez elle après le travail, Nandita prend le soin d?aller faire une déposition au poste de police de Goodlands.
Alors qu?elle s?y trouve encore, elle reçoit un appel de son mari et décroche. Celui-ci, entendant la voix des policiers, aurait vu rouge. Prithiviraj lui aurait alors ordonné de quitter le toit conjugal, précisant qu?il avait, à ce moment, déjà verrouillé le portail et que deux de leurs enfants se trouvaient dans la maison. Le cadet, âgé de dix ans, était à ses leçons particulières. Prithiviraj appelait d?un bar. Nandita devait en conclure qu?il était ivre.
«Mama, fini, nou pou mor»</B>
Après avoir fait sa déposition, Nandita, inquiète pour ses enfants, se rend chez elle malgré les menaces de Prithiviraj et malgré la peur qu?elle éprouve. Elle constate alors que la porte d?entrée n?est pas verrouillée. Ses trois fils sont là avec leur père. Et ce dernier, en la voyant, lui lance un chapelet d?injures avant de se précipiter dans le but de la frapper.
La mère parvient à s?échapper, mais pas les enfants. D?après le récit de Nandita, ces derniers, terrifiés et sentant que les choses allaient dégénérer, cherchaient à se sauver. Dans sa colère, Prithiviraj s?en serait alors pris à eux. Si le cadet est parvenu à échapper aux coups en franchissant une clôture métallique, les deux autres auraient eu moins de chance, l?aîné, âgé de douze ans, étant même blessé à la cheville.
Prithiviraj aurait ensuite ouvert le raccord du gaz ménager qui s?est répandu dans la maison. Puis, il se serait dirigé vers les meubles de la cuisine pour chercher une boîte d?allumettes, qu?il n?a pas trouvée. Pendant ce temps, les deux enfants, terrorisés, appelaient au secours : «Mama, fini, nou pou mor.»
Nandita, qui dit avoir eu la présence d?esprit de laisser son sac de travail chez une voisine avant d?aller chez elle, raconte comment elle a été récupérer le sac, dans lequel se trouvait un double de ses clés. Et c?est grâce à cette clé que la police, une fois sur place, a pu entrer dans la maison et empêcher Prithiviraj de tout faire exploser.
L?enfant qui a été blessé à la cheville a été conduit à l?hôpital. Et Prithiviraj, arrêté, à été mis en détention au poste de police de Rivière-du-Rempart. Une charge provisoire de tentative de meurtre pèse sur lui. Ce qui n?empêche pas Nandita de craindre pour sa sécurité et pour celle de ses enfants, qui, dit-elle, sont traumatisés. Elle appréhende la sortie de son mari du poste de police. «Nimport ki moman li trouv mwa lor sime li pou kapav donn mwa enn kout kouto.Li kone kot mo travay ek kot bann zenfan al lekol». Elle entreprendra des démarches pour obtenir un protection order.
Cela fait quinze ans que Prithiviraj et Nandita sont mariés. Celle-ci raconte que son mari a toujours été jaloux. D?ailleurs, dit-elle, ils se sont installés à Petit-Raffray il y a un an, en espérant qu?un changement d?environnement leur serait bénéfique. Une tentative qu?elle qualifie aujourd?hui de vaine?
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