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Macumba ou la déco mystique

11 mars 2008, 20:00

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Macumba, est un mot qui trouve ses origines au Brésil. Il y évoque la magie noire aussi bien que la magie blanche. Entreprise spécialisée en décoration, principalement à thèmes ethniques, Macumba a vu le jour à Maurice en 1991. Catherine Giraud, directrice et fondatrice de la compagnie n?a pas hésité avant de baptiser son entreprise.

Le choix du nom représentait une façon de créer un lien entre le Brésil, où elle avait passé trois ans, et Maurice. Entre les deux, Catherine Giraud s?est arrêtée à Paris pour un séjour de plus de sept ans. «Je travaillais au bureau parisien d?un grand groupe de presse brésilien. Quand je suis rentrée à Maurice je voulais faire ma propre compagnie» explique Catherine Giraud. «Et l?idée de Macumba est un peu venue en parlant à un ami qui achète des produits en Indonésie et les revend aux Caraïbes françaises.»

L?histoire de Macumba ne débute pas avec la décoration mais avec des vêtements, importés d?Indonésie et mis en vente au sein d?hôtels. Catherine Giraud ne tarde cependant pas à voir qu?il y a un créneau à prendre. «À l?époque il n?y avait aucun magasin de décoration, mais plutôt deux ou trois qui vendaient de la vaisselle», fait ressortir la directrice de Macumba. Ses premiers items de déco, elle les a vendus de son jardin à Grand-Baie après avoir réceptionné quelques caisses d?items décoratifs.

Mais les choses s?enchaînent vite et elle trouve en emplacement dans la région. Dix-sept ans plus tard, l?entreprise compte trois magasins, dont deux dans le Nord et un à Port-Louis. Catherine Giraud qui avait lancé l?entreprise seule et assurait «la comptabilité, la vente et les livraisons» dirige aujourd?hui une trentaine d?employés.

Entre 1991 et 2008, la compagnie a diversifié ses activités en touchant à plusieurs types de clientèle. Si Macumba place toujours ses produits au sein des hôtels et touche au grand public à travers ses boutiques, l?entreprise s?est aussi positionnée ailleurs. «On travaille aussi avec des décorateurs d?intérieur, notamment pour les hôtels. Avec le développement des Integrated Resort Scheme, des décorateurs ont aussi fait appel à nous pour des clients de villas qui souhaitaient leur propre déco», affirme Catherine Giraud. «Il faut savoir se diversifier. Si on travaille juste avec un certain segment ce n?est pas évident. Le marché à Maurice est petit.»

Innovation perpétuelle

Au-delà de la diversification de sa clientèle, Macumba a aussi diversifié ses produits. Aux items décoratifs et vestimentaires, sont venus s?ajouter sacs, accessoires et meubles. Catherine Giraud insiste aussi sur une diversification des prix. «Macumba est une boutique où on trouve de tout. On a aussi des adolescents qui viennent acheter de petits cadeaux.»

Les produits vendus à Macumba proviennent de divers pays dont l?Indonésie, l?Inde, le Mexique ou d?autres encore. Catherine Giraud fait, même aujourd?hui, elle-même la sélection des produits. «Il nous faut garder une certaine identité. Aujourd?hui on a des gens qui parlent du «style Macumba.» Pour elle, ses produits ont une âme. Ils créent une atmosphère et évoquent chaleur et ambiance. Chaque année elle reçoit plusieurs cargaisons. L?innovation perpétuelle est un moyen sur lequel mise Macumba pour garder la tête haute dans un domaine où la concurrence se fait de plus en plus rude. «Le domaine n?est pas celui de la mode où il y a deux plusieurs collections par an, mais on doit quand même suivre les tendances», affirme Catherine Giraud.

«Depuis environ deux ans, les concurrents se sont multipliés et le marché reste petit.» L?entreprise doit relever deux défis perpétuels : celui de la concurrence et celui de la main-d??uvre. La compagnie dit rencontrer des difficultés à trouver du personnel qualifié.

Pour sa stratégie future, Macumba souhaite s?orienter vers l?analyse clientèle. «Il y a pas mal d?ajustements que l?on compte faire. Par exemple je vais avoir une personne qui va travailler avec moi pour identifier les besoins sur le marché et être à l?écoute de la demande», souligne Catherine Giraud qui compte aussi sur une formule qui lui a réussi, un mélange de «contexte, de bon moment, une énergie et beaucoup de travail».

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