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Revue de la Presse

15 février 2008, 20:00

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<B>Agence France Presse

Grande-Bretagne: derrière la polémique, la charia est déjà à l??uvre</B>

Les Britanniques ont accueilli avec effarement les propos du chef religieux des Anglicans Rowan Williams suggérant d?adopter certains aspects de la loi islamique, mais ignorent souvent qu?elle y est déjà appliquée à l?ombre du droit civil pour résoudre des différends familiaux. La loi islamique, ou charia, n?est pas reconnue en Grande-Bretagne. En se disant favorable la semaine passée à son introduction partielle, Rowan Williams se l?est vu rappeler par le gouvernement, qui a réaffirmé la primauté du droit britannique.Mais en évoquant une issue «inévitable», l?archévêque de Canterbury a pris acte d?un fait volontiers occulté : depuis longtemps déjà, les musulmans se sont tournés vers un système juridique officieux relevant de la charia pour régler certains litiges, de nature non pénale. Une dizaine de tribunaux islamiques existent ainsi dans le pays. Le Conseil islamique de la charia (Islamic Sharia Council) de Leyton, à l?est de Londres, est le plus important. Depuis sa création en 1982, il a traité 7 000 cas de divorces en conformité avec le droit coranique. «Nous agissons en tant que tribunal religieux, ce qui signifie que nous nous prononçons sur les litiges et rendons des jugements écrits, basés sur la charia, c?est-à-dire les principes et la jurisprudence islamiques», explique à l?AFP l?un de ses membres fondateurs, le mufti Barkatullah.

Le Conseil ne se substitue pas aux tribunaux civils, incontournables, mais intervient en complément pour prononcer ou non le divorce islamique, ou talaq.

Les musulmans «respectent la loi du pays, mais la regardent comme une loi administrative, pas une loi divine», avance ce religieux chargé d?interpréter la loi coranique. «Les questions du mariage et du divorce ne relèvent pas du domaine de l?Etat, elles sont d?ordre religieux», poursuit-il. Si les croyants n?ont obtenu un jugement qu?au civil, «leur perception est que leur devoir religieux et leur relation avec Dieu ne sont pas achevés». .

<B>CyberPresse

Un faux aveugle arrêté au volant de sa voiture</B>

Un Italien de 72 ans qui se faisait passer pour aveugle depuis 40 ans pour toucher une pension d?invalidité, a été interpellé alors qu?il était au volant d?un véhicule, ont indiqué les carabiniers sur la chaîne d?information en continu Sky TG24. L?homme a été interpellé lors d?un contrôle routier et n?a pas été en mesure de fournir son permis de conduire.

Interrogé sur la raison de cet oubli, l?homme «particulièrement nerveux», n?a pas su apporter de réponse et s?est contenté d?affirmer qu?il était invalide. «Nous avons par la suite consulté le dossier médical de cet homme et à notre plus grand étonnement, il était déclaré aveugle à 100 %», a indiqué le chef des carabiniers. Une enquête a permis d?établir que le faux aveugle touchait une pension d?invalidité depuis plus de 40 ans et bénéficiait des avantages accordés aux invalides par une Caisse de retraite pour laquelle il avait travaillé pendant plus de 25 ans.

<B>SCIENCE

Un nouveau médicament prometteur pour traiter l?alcoolisme</B>

Un nouveau médicament pourrait permettre d?aider les alcooliques à lutter contre leur dépendance en réduisant les sensations de manque causées par des situations de stress, selon une étude rendue publique récemment.

Le traitement, testé sur une cinquantaine de patients hospitalisés pour une cure de désintoxication, cible une partie du cerveau, où est situé le récepteur neurokinine 1, qui contrôle les réponses à des situations de stress.

Il avait déjà été testé pour ses effets sur l?anxiété mais n?avait pas été commercialisé car les résultats étaient peu probants. Les patients de l?étude, dirigée par Markus Heilig de l?Institut national sur l?abus d?alcool et l?alcoolisme, ont reçu un placebo et l?autre le médicament en question.

Les sensations de manque ont décliné pour tous les patients, mais d?une façon plus marquée chez ceux ayant pris le médicament.

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