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Caudan II : un décor africain pour un shopping revisité

17 décembre 2007, 20:00

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Embarquez sur le Dias Pier (du nom du navigateur Dias, le premier Européen à contourner le cap de Bonne-Espérance), le nouvel espace commercial du Caudan. Qui affirme avec un dynamisme conquérant un concept et une offre se voulant inédits.

L?abord même de cet imposant bâtiment de cinq étages (dont quatre de parkings), conçu par l?architecte Michel Giraud, fascine. Des façades de ciment bouchardé, des couleurs beiges. Sa massivité voulue, puisant sa force verticale à même le pavé, situe le contraste avec les magasins d?en face. Ceux-ci paraissent presque fragiles, en comparaison, ainsi qu?avec Caudan I, «décliné sur le thème de la rencontre entre Asie et Europe sur fond de mer», comme l?explique Philippe d?Arifat, de Caudan Development. «Car le thème choisi ici est celui de l?Afrique.»

Trois grandes ouvertures, deux entrées principales, portiques de métal et de pierre, encadrent la rampe d?accès pour handicapés.

Pour ancrer la structure dans son pari africain, les concepteurs ont convoqué pas moins de 4,8 km de macramés spécialement fabriqués et suspendus dans le hall ? 350 000 pièces assemblées, des luminaires qui rappellent l?éclairage traditionnel en Namibie.

Ils ont aussi fait appel au génie d?artistes locaux, de la somptueuse fresque de Georges Babet, un baobab de galets noirs et blancs, palpitante mosaïque accompagnant les degrés d?un escalier métallique digne des tenues futuristes de Naomi Campbell aux sculptures de Paul Edwin Marie (PEM), montant la garde le long du rafraîchissant couloir.

«Je suis très agréablement surpris par la splendeur de l?intérieur», commente Mohammed, un employé au Caudan. «Vraiment une belle surprise».

Ambiance assurée

Une fois situés ces quelques éléments d?un décor à la carrure métallique (inox des balustres, des escalators?) et à la dominante ocre, on passe aux enseignes elles-mêmes et au concept nouveau qui les rassemble.

«Nous connaissons la place prépondérante des loisirs dans notre société. Nous avons voulu réaliser quelque chose de vivant et de différent des espaces un peu tristes qu?on associe généralement au concept de centre commercial.»

Premier élément : la présence de kiosques au milieu du hall. Au nombre de cinq, ils sont modulables, ouverts. Pour le client, ils permettent de réunir sur un petit espace une offre diversifiée. Pour le promeneur, ils sont une surprise parmi d?autres, au milieu d?une espace fluide, où sa curiosité est sollicitée. Grâce à eux, une partie de l?ambiance est créée.

Une partie, car tout autour, en ce rez-de-chaussée, le visiteur a la possibilité de circuler entre de multiples propositions : des cadeaux chics et abordables de la coquette boutique Sweet Sugar (accessoires tels que chouchous, colliers, miroirs encadrés de pierres semi-précieuses et vêtements de soie emperlés), sur un concept quadricolore? à l?émouvant voyage au pays des objets malgaches d?Ethnic spirit: tout en art Zafimanry mais aussi des côtes ? palissandre et ébène, antiquités, sculptures et étoffes? On trouve également de quoi se chausser très cool (Footsteps) et de s?habiller très léger (les très convoités vêtements de mode de Viva Paquita). Une gamme à laquelle n?a pu résister Lorraine Descroizilles, une des premières clientes, encombrée d?achats : «Ce sont des accessoires tout à fait nouveaux sur le marché local. Je salue l?initiative d?en mettre autant, à ce degré de qualité, sous un même toit.» Une stratégie pensée.

En 31 boutiques ouvertes, sans porte, invitant le visiteur à entrer sans contrainte, le décor est fixé et «le but de créer un tenant mix, plus orienté sur le consommateur» mis en orbite.

La séduction en... boutiques

Même scénario au premier étage (27 boutiques), qui fait la part belle au vestimentaire, et où on trouve concentrée toute une gamme d?enseignes jeunes : Bluesteel, Geish, Calvin Klein, Billabong, Benetton, Hugo Boss, Rabit Kyte, Bayahibe, Kalalao, sans parler d?un inconnu célèbre, Chaps Street !

Tout cela sur le même palier que des enseignes aux registres plus classiques et mieux exposées qu?auparavant comme Niels, Floréal Knitwear, des boutiques inventives, comme le Margouillat.

La séduction des boutiques a déjà opéré sur Vicky Raghunath, qui s?est laissé tenter par un T-Shirt de chez Peace Angel, aussi présent au rendez-vous : «C?est ce qui manquait au Caudan : la variété, le choix. Pour la lumière, le climat, c?est très bien réalisé.»

Les choses ne s?arrêteront pas là. Aux magasins s?ajouteront bientôt des cafés de «troisième type», comme le Patio, au rez-de-chaussée.

A noter qu?à partir du 20 décembre, le centre sera en late night shopping, se clôturant à 20 heures.

Pour les tenanciers, l?enjeu est énorme : «10 000 personnes transitent en moyenne par le Caudan chaque jour. Ce qui représente un taux de passage de 4 millions de personnes par an», souligne Philippe d?Arifat.

Les parkings, qui pourvoiront à 450 véhicules, seront livrés en avril et seront gérés selon la formule pay on foot.

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