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14 décembre 2007, 00:00

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11 Décembre 2007

Monsieur,

Suite à larticle paru dans l?Express en date du 08 Décembre 2007 sous le titre «Les Parents dAmbre et Valéry de Falbaire crient à l`injustice», nous constatons hélas que selon votre CODE DE DEONTOLOGIE DES JOURNALISTES ? l?Article 1 (a) (i, ii, iii & iv), n?a pas été respecté par le rédacteur de cet article, car il est précisé que toute information devrait être :

I. Exacte?

II. Complète?

III. Equilibrée?

IV. Juste?.

De ce fait, il a mis en doute la crédibilité de la Fédération Mauricienne de Triathlon et, celle-ci souhaite éclaircir sa position. Loin de là de venir se justifier ou polémiquer.

Une fédération reçoit du Ministère des Sports, délégation pour développer sa discipline sportive. A travers toutes les missions, autant sur le plan de la performance, de la formation et du développement, une fédération doit faire des choix et fixer des règles, et ces décisions ne feront jamais l?unanimité. C?est identique dans tous les domaines (politiques, entreprises, ?) mais elles ont le mérite d?exister car ces directives permettent de fixer des limites afin de mettre en place une politique sportive, une stratégie à long terme.

A travers des propos des parents déçus que l?on écrit en toutes lettres sans se renseigner sur la véracité de ses dires, on détruit, on installe le doute, on démotive tout l?élan des bénévoles qui ?uvrent de par leur investissement dans cette fédération.

Mais pour la FMTri, nous sommes sereins, confiants et nos choix se font en toute quiétude. Le temps est notre allié.

Cet éclaircissement fait, nous disons STOP à ces journalistes qui se permettent de juger les performances des athlètes nominés aux awards : Audrey Sénézan et Brian Deux Novembre qui d?après eux ne méritent pas d?être nominés.

De quel droit, et quelle est sa compétence pour que cette presse se permette de décrédibiliser les performances de ces jeunes ?

Ces articles d?une famille déçue écrits dans votre journal vont orienter un public néophyte sur la sélection finale. Est-ce votre but ?

Nous n?intervenons pas parce qu?une famille est déçue de ne pas voir ses enfants nominés mais seulement nous disons STOP à une presse qui se positionne, qui juge sur des sujets qu?elles ne maîtrisent pas. A aucun moment, vous ne nous avez questionné sur ces nominations. Vous criez à l?injustice, vous remettez en question toute une procédure, tous les membres d?un comité de sélection parce que des parents sont déçus ?

Nous allons soutenir les jeunes Audrey et Brian ainsi que leur famille afin qu?ils soient récompensés des efforts qu?ils fournissent et surtout qu?ils continuent à nous faire rêver à travers leurs performances de cette année et de celles à venir.

Nous constatons que les articles traitant du triathlon sont toujours négatifs, alors nous sommes disposés à vous rencontrer à votre convenance pour vous présenter notre politique sportive, nos actions et répondre à toutes vos questions.

Nous souhaiterions comme droit de réponse que cette présente lettre soit publiée dans toute son intégralité dans votre journal et demeurons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Sportivement Vôtre. JOCELIN NIVEN SECRETAIRE pour le Comité Directeur

NOTRE REPONSE :

D?abord, nous n?avons pas porté de jugement sur les triathlètes Audrey Senezan et Brian Deux-Novembre, nous n?avons fait que traduire les sentiments de parents dont les triathlètes se sentent lésés. Si jugement il y avait à faire, ces deux triathlètes auraient amplement mérité leur place sur la liste des nominés au MSC Awards 2007? s?il n?y avait pas meilleurs qu?eux. Tant qu?il y aura des cas que nous considérons injustes nous nous servirons de porte-voix, n?en déplaise à nos détracteurs.

Est-ce que le fait d?être bénévole permet à quiconque d?agir au gré de ses désirs ? Le bénévolat n?est-il pas une forme de noblesse ? Comment la noblesse peut-elle alors être amalgamée à des valeurs négatives ? Etre bénévole n?excuse pas des décisions arbitraires, surtout que le bénévole est redevable envers l?Etat puisqu?il utilise l?argent des contribuables?

La Fédération mauricienne de triathlon a une politique. Heureusement pour ses licenciés. Espérons que ce n?est pas cette politique qui a poussé nombre de triathlètes à délaisser la discipline.

Un exemple : Ambre de Falbaire était la fierté du triathlon. Cette année-ci, elle est devenue le vilain petit canard. La FMTri a refusé de la considérer pour un stage des meilleurs jeunes triathlètes africains en Afrique du Sud prétextant qu?elle pratique une autre discipline (l?athlétisme) et qu?elle aurait d?autres compétitions comme la CJSOI l?année prochaine.

Or, le choix de la FMTri pour ce stage s?était porté sur une nageuse ? qui s?est désistée ensuite ? qui n?avait jamais fait une compétition officielle de triathlon. Elle n?avait fait qu?un aquathlon (natation et course à pied, excluant la partie vélo).

Preuve, qu?en sport, ?la justice? finit toujours par triompher et que ?le temps est l?allié? de tout le monde : la nageuse en question est actuellement dans la sélection nationale de natation pour les championnats de la? CJSOI !!! Ce qui n?était pas acceptable pour une vice-championne d?Afrique de triathlon, l?est pour l?élue du comité de la FMTri?

Fort heureusement, dans ce cas-là, l?International Triathlon Union est venue à la rescousse en acceptant qu?Ambre de Falbaire participe audit stage sous la bannière de l?ITU et non sous la bannière Maurice qu?elle doit représenter normalement. Fort heureusement aussi pour Ambre de Falbaire, ses parents ont eu les moyens d?encourir les frais du billet d?avion?

Mais, malheureusement, pour Ambre de Falbaire, voire pour son frère Valéry, l?ITU ne peut venir à la rescousse dans ce cas de nomination pour les Awards du MSC. Leur palmarès 2007 parle pourtant pour eux.

Donc, quand la FMTri constate que les articles du triathlon sont toujours négatifs, nous nous sentons privilégiés d?être l?écho de sportifs et parents de sportifs qui se sentent lésés. Ces articles négatifs sont le reflet d?un des maux qui rongent le triathlon mauricien. Fermer les yeux c?est en être complice.

En avril dernier, nous nous étions fait l?écho d?une bande de jeunes triathlètes médaillés sur le plan africain, sur lesquels pesait une menace de suspension. Au bout du compte, aucune charge n?a été retenue contre eux.

En mars, nous avions donné la parole à une triathlète qui n?avait pas été sélectionnée pour concourir dans la catégorie des moins de 23 ans pour les championnats d?Afrique parce qu?en triathlon ?on ne se bat pas pour les chances de médaille?, selon un dirigeant. Sa performance, au final, dans ces mêmes championnats, s?est avérée être plus qu?acceptable et lui aurait valu une médaille de bronze, une de plus pour Maurice.

Nous tenons à rappeler que notre seul but est d?informer. Et même de dénoncer si besoin est, pour le ?public néophyte? même s?il n?est pas aussi néophyte que la FMTri veut le faire ressortir. Que Brian Deux-Novembre ou Valery de Falbaire ou le fils de Monsieur XYZ gagne le trophée, ne nous fait ni chaud ni froid mais de grâce, que tout le monde prenne le départ sur la même ligne de départ.

Mal traiter un sportif, ou un jeune, c?est le détruire à petit feu, c?est le pousser vers la porte de sortie, au grand dam de sa passion. Qu?on ne s?étonne pas ensuite d?ailleurs que ces sportifs délaissent la discipline pour explorer d?autres cieux.

Dans son oeuvre, Le Quatorze Juillet, Romain Rolland écrit que : ?Quand l?ordre est l?injustice, le désordre est déjà un commencement de justice? ?

La Rédaction

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