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Les artistes de l?océan Indien se mobilisent

1 décembre 2007, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le sida tue 8 000 personnes par jour à travers le monde. Il y a 11 000 cas de contamination chaque jour, dont 1 400 chez les enfants de moins de 15 ans. À Maurice, il y a 50 cas de contamination en moyenne par mois, avance Percy Yip Tong, porte-parole d?Urgence TOXIDA. Ce dernier est aussi le producteur exécutif et consultant sur le projet Artistes océan Indien contre le sida. Financés par la Commission de l?océan Indien à travers le Centre africain de développement, des CD et DVD seront distribués bientôt à la presse, aux radios, et aux télés de l?océan Indien pour sensibiliser, prévenir et communiquer sur le sida.

Une campagne audiovisuelle où des artistes veulent apporter leur soutien à la lutte contre le sida. Le CD compte dix morceaux d?artistes de la région, engagés dans le combat contre le sida. Le DVD, lui, regroupe cinq clips.

Les chansons sont interprétées par Éric Triton pour Maurice, Maalesh pour les Comores, Jaojoby et Tana Gospel Choir pour Madagascar, et Dezil?pour les Seychelles.

Et ce sont cinq jeunes réalisateurs, des différentes îles de l?océan Indien, qui ont usé de leur créativité pour concevoir ces clips.

Du côté de Maurice, c?est Stéphane Bellerose qui a conçu le clip d?Éric Triton pour sa chanson Enn lalimier. Diffusée dans l?émission Bonnto Klips, dimanche dernier, Enn lalimier parle d?espoir et délivre un message positif.

Sur cette nouvelle version travaillée avec Yannick Nannette, sur un fond blanc, une trentaine de personnes s?exposent. Expressions, poses, mouvements? chaque geste traduit les paroles de Enn lalimier. C?est le mannequin, Magali Virasamy, qui porte le pinceau de l?espoir. Pivot du clip, elle converge vers un but. Et tout au long de son chemin, elle répand des couleurs. De la lumière. « C?est un clip positif pour parler d?espoir. L?espoir qu?après la peur, la stigmatisation, les solutions pour résoudre le problème seront là », explique Stéphane Bellerose. Et d?ajouter :

« Nous souhaitons que des mesures appropriées soient prises pour ralentir la maladie. »

Percy Yip Tong abonde dans le même sens.

« Le message est qu?il faut faire gaffe, qu?il faut utiliser un préservatif lors des relations sexuelles et des seringues propres. Mais aussi d?éviter de stigmatiser les séropositifs et les sidéens. »

Concernés, les artistes le sont devant l?ampleur de la contamination de la maladie. « Nous sommes concernés par tous les problèmes de société. Et le sida et la toxicomanie sont deux de ces fléaux majeurs. Des jeunes collégiens sont infectés par la maladie soit à travers les rapports sexuels non protégés ou à cause de la toxicomanie. Et des artistes aussi ont été touchés par la maladie. Cela nous touche et doit toucher tout le monde », soutient Percy Yip Tong.

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