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Le PM : ?Je ne fais pas confiance à mes ministres?

5 novembre 2007, 00:00

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Le PM : ?Je ne fais pas confiance à mes ministres?

Le Premier ministre (PM) Navin Ramgoolam ne fait pas confiance à ses ministres. Il l?a dit publiquement, samedi, lors des célébrations de Deepavali par l?Arya Samaj à Port-Louis. S?il n?explicite pas, Ramgoolam est revenu à plusieurs reprises sur ceux qui ?trahissent? et que ces gens-là sont souvent ?nou prop dimounn?.

?J?ai dit à mes ministres que mo pa trust personn dan zot. C?est ma nature.? Il dit se baser sur les coups qu?a reçus son père Sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR). Ce dernier, dit-il, lui aurait dit qu?en temps normal, ?les gens te poignardent dans le dos mais en politique, ils te poignardent de face aussi?.

Ces propos de SSR ne sont pas tombés dans l?oreille d?un sourd semble-t-il. En effet, le discours du PM, samedi, laisse transparaître un certain malaise concernant ses relations avec ceux qu?il côtoie. ?Les gens peuvent avoir des différences d?opinion et c?est normal. Cela se passe d?ailleurs même au cabinet mais quand il y a divergences d?opinion, ce n?est pas une raison pour détruire l?intégrité d?une personne.?

Selon lui, la non-violence que prônait Gandhi, ne veut pas dire qu?il faut tout accepter. ?Fode pa krwar ki nou tro soumi, ki nou aksepte tou kitsoz.? Navin Ramgoolam ajoute aussi : ?Souvent, certains se servent de nos propres personnes pour nous faire du tort. Chacun a un prix. Pour certains, c?est Rs 10, pour d?autres, c?est Rs 1 million.?

Pour exemple, il cite Gandhi et le swami Dayanand assassinés par des hindous, le président Kennedy par un Américain blanc et Yitzhak Rabin par un Israélien. Ramgoolam cite Shiv Khera, un spécialiste du management, qui a dit qu?il y a trois types de personnes, ?le patriote, le traître et le patriote saisonnier?. Il demande aux gens de toujours se poser des questions sur le mobile des gens qui trahissent.

Sans faire le lien entre ses propos, Ramgoolam raconte ensuite une plaisanterie qu?il aurait échangée avec le président de la République. ?Nous faisions une réflexion sur le progrès qu?ont connu les Mauriciens à travers l?éducation et après je lui ai dit que grâce à ce progrès, maintenant tout le monde croit qu?il peut devenir Premier ministre.? Quand on s?engage dans la politique, dit le PM, il faut savoir pourquoi on le fait. Il regrette que pour beaucoup, cet engagement se résume à ?ki linflians zot pou ena, ki zot pou invite partou?.

Le PM en profite pour régler son compte avec Paul Bérenger qui avait fait une sortie contre lui, jeudi dernier, au siège du Mauritius Andhra Maha Sabha. Mais pour cela, il se sert de l?ancien leader de l?opposition, Nando Bodha, présent à la cérémonie. Il le félicite pour ?la mesure dans ses propos quand il est au Parlement? et du fait qu?il ne se sert pas des occasions où il doit faire un discours dans des fonctions ?pour faire de la démagogie?. Il compte aussi régler son compte à la presse à laquelle il promet une loi sur la diffamation aussitôt que possible. ?Peut-être quand nous allons reprendre les travaux.? Navin Ramgoolam accuse la presse d?user de sa liberté d?expression. Il cite l?exemple de Sylvio Tang dont le fils était souffrant. ?Me enn zournal inn al tir foto e inn fer enn zistwar ek sa.?

La conclusion du PM : ?La politique est une activité très ingrate parce que beaucoup de gens sont ?dans l?ignorance, mais je vous donne l?assurance que je vais surmonter ces obstacles.?

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