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Une tripartite pour accorder les violons

4 novembre 2007, 00:00

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Après deux mois et demi de débats et de consultations autour de la nouvelle législation du travail, le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, a annoncé la tenue d?une réunion tripartite réunissant les représentants des employeurs, les associations syndicales et les techniciens du ministère.

La réunion, qui se tiendra demain, aura pour objectif de rallier un commun accord sur les propositions de l?Organisation internationale du travail (OIT), l?Employment Relations Bill et l?Employment Rights Bill, le nouvel encadrement légal qui viendra remplacer le Labour Act et l?Industrial Relations Act qui datent des années 70.

« Après concertation autour des propositions de l?OIT, il y aura des amendements aux deux projets de loi qui seront ensuite présentés au Conseil des ministres. Ce n?est qu?après cette étape du cabinet ministériel, qu?ils seront présentés au Parlement », a-t-il déclaré.

<B>« Économie libérale et compétitive »

Tout en soulignant la philosophie de cette législation « en accord avec une économie libérale et compétitive », il a rappelé que l?Employment Rights Bill met l?accent sur la négociation collective entre employeurs et employés, les horaires de travail, entre autres. Quand il y a un accord dans le cadre d?une négociation collective, celui-ci aura « automatiquement force de loi avec la signature d?un agreement et l?expédition d?une copie au ministère », a-t-il expliqué.

Toutefois, en cas de litige faute d?un accord, la législation définit les procédures à suivre ou le recours au tribunal.

Toutefois, il a souligné que « les accords passés sous forme de Remuneration Orders (RO) gardent leur valeur et qu?à aucun moment les nouveaux accords ne remettent en question les RO. » Il s?est, par ailleurs, appesanti sur le concept de Workfare Programme.

S?il estime important que les employés se fassent à l?idée de faire plusieurs métiers dans leur vie professionnelle, il a aussi insisté sur le fait qu?avec le « Workfare Programme la responsabilité de la prise en charge des licenciés revient à l?État. » Il a cité en exemple les employés de l?usine Winbright qui étaient licenciés en 2002, mais qui n?ont été indemnisés qu?en 2007 après l?intervention des autorités publiques. « Dorénavant, avec le Workfare Programme, le gouvernement fera en sorte que l?employeur contribue un recycling fee et le programme aidera les employés licenciés à trouver un emploi et il y aura une allocation sur une période d?une année. »

Et pour permettre à ce programme de progresser « si on en a besoin, on augmentera le pourcentage de contribution », a-t-il soutenu.

<B>Azhagan CHENGANNA</B>

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