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La fête de la lumière sera célébrée ce vendredi 9 novembre.

3 novembre 2007, 00:00

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C?est une famille unie où les enfants restent coller aux jupes de leurs mamans. Que des garçons, dira le grand-père Ramesh. Il manque des filles dans la famille, ajoute-t-il le visage en rire. Dans une ambiance joyeuse, ils nous ouvrent leur porte et raconte en couleur le cheminement vers la lumière de Divali.

Plus qu?une tradition culturelle et religieuse, c?est un devoir chez les Ghurbhurun d?illuminer leur maison de positivité. Les lampes de terre sont prêtes, la cuisine sera commune, belle-mère, fille et belle-fille s?accordent pour mettre la farine dans le même récipient et préparer les diverses sucreries qui seront distribuées à l?occasion aux voisins et proches. «On va tous mettre la mains à la patte pour faire les gâteaux,» dit Anouska, la fille de Ramesh.

Cette famille de deux générations fait état du changement de pratique dans la célébration de cette fête. «Avant il y avait une grande préparation autour du Divali. On se réveillait très tôt pour préparer les gâteaux. Nous enfants, on fabriquait des lampes avec des papayes vertes? Les choses ont changé depuis,» dit Ramesh. Le chef de la famille quatrebornaise a toujours perpétué cette tradition pour garder intact ce besoin de célébrer «cette fête importante pour les hindous.» «Malgré la modernisation, on a appris des nos parents et on veut conserver la tradition de cette célébration », souligne Nita, la belle-fille. Vendredi prochain, aux petites heures du matin la cuisine des Ghurbhurun répandra une odeur de gâteaux sucrés. «Pour Divali, il faut faire des gâteaux sucrés seulement. Et plus vous partager plus c?est bien », dit Sheela, l?épouse de Ramesh. Ensuite, tous s'habillent de neuf et partagent des sucreries. Dans la soirée la famille se rencontre pour la prière avant de s?amuser fêtant ainsi la victoire de la lumière sur l?obscurité.

Aujourd?hui, note Ramesh, la modernisation prend le pas vers la tradition. Les sucreries «fait maison» disparaissent comme les champs de cannes dans notre île. Pas assez de sucre pour adoucir la vie, trop embarquer dans le rouage d?une vie plus bousculée que jadis. Ces actions culturelles sont devenues aujourd?hui une entreprise. « Les gens n?ont plus le temps de faire de gâteaux à la maison pour le Divali, ils préfèrent commander,» note Ramesh.

Au sein de sa famille, Divali est sacrée et se fait dans la pure tradition. Avec toujours un oeil bienveillant sur les enfants pour éviter des problèmes avec le feu des lampes de terre.

«A tous les Mauriciens, bonne fête de Divali et veiller bien sur vos enfants», dit Sheela pour conclure cette tranche de vie d?une famille marchant vers la lumière du bien. Joyeuse célébration.

Lumière sucrée

Divali est, dans certaines régions de l'Inde, considérée comme le Nouvel an hindou, fêté le jour de la nouvelle lune de novembre, aussi appelé «lune noire» puisque la lune est invisible. C'est une fête très populaire en Inde où l'on s'offre des cadeaux et on allume un grand nombre de feux d'artifice.

Le soir du Divali, on allume des lanternes car on dit que la déesse Lakshmi, épouse de Vishnu, qui vient sur terre apporter richesse, chance et développement de l'esprit rend visite aux maisons bien éclairées. Divali est la fête de la lumière, de la joie et du bonheur pour tous. Fêter le Divali, c'est prendre le parti de la lumière contre les ténèbres, de la connaissance contre l'ignorance, du Bien contre le Mal.

Donc, on nettoie soigneusement la maison et on met ses plus beaux habits. On décore le sol avec des poudres de couleur dont on remplit des motifs particuliers : les «rangolis» qui servent à souhaiter la bienvenue aux visiteurs qui viendront présenter leurs v?ux. On échange des cartes, des cadeaux ainsi que des friandises emballées avec grand soin. On prépare aussi de bons petits plats.

Il existe deux légendes mythologiques associées à Divali. La première stipule que les dipavalivas ont fêté le retour de Rama, roi d?Ayodhya, de sa femme Sita et de son frère Lakshmana à Koshala après une guerre au cours de laquelle il tua le démon Ravana. Le jour tombant, les gens dont il croisa le chemin allumèrent des lampes pour illuminer leur chemin. La seconde fait de Divali la commémoration de la mort de Narakasura, un mauvais démon tué par Krishna. Divali est donc un festival symbolisant la destruction des forces du Mal.

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