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MASA mascara ?

22 octobre 2007, 00:00

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Il l?a dit. Le feront-ils ? Vendredi, c?est avec conviction que le Premier ministre Navin Ramgoolam a annoncé qu?il y aura des amendements au ?Copyright (Amendment) Act 2000?. C?est avec la même force qu?il s?est prononcé en faveur de l?autonomie de la société des droits d?auteur (MASA). Une indépendance qui, votée à l?unanimité par l?assemblée générale des artistes-membres depuis 2005? dépend d?amendements à ladite loi pour être effective.

Des mains ont applaudi vendredi. Mais des mémoires vives n?ont pas oublié qu?elles ont déjà entendu ces mots. Quelque part. Voyons? Où est-ce que cela pouvait-il bien être ?

Allez, ne remontons pas à l?époque des dinosaures. Prenons disons, de mémoire de Gérard Louise, directeur de la MASA, qui est en poste depuis 2002. Cinq ans. Cela vaut bien un mandat non ? Lui, et à son troisième ministre de tutelle.

Avec Motee Ramdass au portefeuille des Arts et de la Culture, la MASA déjà tressautait d?enthousiasme. Dans ses discours, le ministre ne ratait jamais d?évoquer le fléau du piratage à Maurice. Sa panacée : amender le ?Copyright Act?, loi votée en 1986, amendée pour la dernière fois en 2000.

Valse des sièges (éjectables) ministériels oblige, dès son premier discours Leela Devi Dookhun annonçait son intention de partir en guerre contre le piratage? notamment en amendant le ?Copyright Act?.

O.k. Soyons justes. Son passage à ce ministère a été relativement court. De toute façon, les pirates ont tout leur temps. Pour se procurer des films avant même leur sortie dans les salles de cinéma. De pirater un album quelques heures à peine après sa sortie. Le temps de se procurer du matériel dernier cri, à faire pâlir d?envie tous les mordus de technologie. Le temps de proposer des fausses nouveautés à des prix défiant toute concurrence. Des prix (actuellement, trois ou quatre DVD pour Rs 100, à des endroits stratégiques de nos villes), auquel tout consommateur moyen, coincé entre les augmentations du prix du lait, des grains secs et du carburant, peut difficilement résister. Notamment à l?approche du week-end, ?kan pena rol?.

Le loisir surtout de décourager des artistes de toute production artistique. De cultiver en eux un sentiment de fatalité. Un ?on produit même si on sait que ce sera piraté?.

Mais reprenons le fil du temps. ?Lane ale, lane vini.? Est arrivé Mahendra Gowreesoo, celui qui se fait fort de gérer ?le ministère comme un business?. Le Premier ministre lui ?means business?. En tout cas c?est ce qu?il dit. La prochaine session parlementaire démarre le mois prochain. Il ressort que le ?Copyright Act?, dans son processus d?amendement, est au ministère des Arts et de la Culture depuis 2002. Pour les consultations et recommandations d?usage.

Etait-ce là un verni pour masquer le manque de volonté politique ? Depuis vendredi, elle semble retrouvée. Le Premier ministre l?a dit. Le feront-ils ?

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