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Héritier du maloya
Il revient d?une tournée en Afrique de l?Est qui prend fin dans l?océan Indien avec Maurice puis il s?envolera vers les Seychelles et Madagascar. Débuté en septembre, il a parcouru quelques pays du continent noir, notamment Malawi, Afrique du Sud, Ethiopie, Mozambique? « Cette tournée annonce les derniers battements de Ker Maron et le premier cri du prochain disque qui sort en 2008», dit-il.
Pour le concert de ce soir, il proposera un répertoire issu de l?album précité mais présentera aussi des extraits du prochain. Un disque qui « sera toujours dans la continuité du précédent», allant vers la quête d?identité. L?idée est de parler des thèmes importants pour l?humain. « Le prochain thème, j?ose espérer, qu?il saura attirer l?attention des gens et qu?ils y seront sensibles», souligne Davy Sicard.
Du bonheur comme s?il en tombait du ciel. Une pluie d?émotions sur le maloya. Une quête identitaire par le biais de la musique. Des gouttes d?eau pures d?une sonorité traditionnelle de la Réunion qui se découvre une nouvelle forme au travers de la voix de Davy Sicard. Un maloya kabossé devenu « étiquette de mon style.»
Il est important de donner un sens à ce qu?on fait, dit-il. Venant de la jeune génération du maloya, il a baigné dans d?autres influences avant de trouver le style qui le convient, le maloya kabossé. Tout en gardant la tradition, il va vers l?essentiel avec une musique épurée et simple. « Il n?y a aucune prétention dans tout ça. C?est juste l?envie d?être soi-même? J?ai toujours le souci de conserver le maloya. Ker Maron c?est du maloya? L?esprit maloya? J?ai peur que le maloya perd le fond et garde la forme », relate-t-il.
Pourtant sa rencontre avec le maloya se fait tard. «J?ai le souvenir d?avoir eu mon premier contact avec le maloya à 18 ans. » C?était une sorte de révélation, une émotion forte qui guide encore ses inspirations vers cette sonorité. Il fera le tour des tendances avant de trouver la musique qui lui sied, le maloya. « Le maloya a cette forme spirituelle, culturelle, humaine et historique que d?autres musiques n?ont pas pour moi », affirme Davy Sicard.
On l?avait vu au mois d?août au festival de Sakifo à la Ravinne. Il avait proposé à cette occasion un duo avec Ayo. Avec elle, à chaque rencontre les choses se passent bien. «Ayo est tellement simple et gentille. Il y a des gens comme ça avec qui le courant passe très vite», avance Davy Sicard. «On s?est vu le matin du concert et on a fait une seule répétition pour le soir. » Le résultat fut émouvant. Il avait assuré en deux fois la première partie de l?auteur de Down on my knees.
Il a aussi fait la première partie d?Alpha Blondy et de Tété. Aujourd?hui, il s?installe facilement au même niveau que ces artistes. Davy Sicard s?est fait un nom qui s?estampille en gras dans le paysage musical international.
Au Conservatoire François Mitterrand, Davy Sicard sera entouré de quatre musiciens : Ludovic Clain (roulèr), Massimo Murgia (basse), Nathanza (pikér) et David Robert (guitare). Le concert durera au moins 1h30 « après le reste c?est pas moi qui fais. » Avis au public.
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