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19 octobre 2007, 00:00

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<B>Les maux de gorge très fréquents</B>

Outre les virus grippaux qui pullulent pendant la période transitoire entre deux saisons, un nouveau virus est dans l?air. Selon le Dr Farhad Peerally, il serait très virulent et ?certaines personnes souffriraient même de plusieurs complications associées à ce virus?. Ainsi, le virus attaque en premier la gorge, entraînant des laryngites sévères. Plusieurs personnes perdent donc leur voix et ce, pendant quelques jours.

Par ailleurs, le médecin note que les asthmatiques voient leurs crises s?amplifier. D?autres développent des bronchites ou encore, des sinusites. Comme ce virus entraîne des douleurs, un des traitements consiste à proposer des anti-inflammatoires et du paracétamol. Sur une plus longue durée, des antibiotiques sont proposés. Les enfants y sont, bien évidemment, les plus vulnérables. Les foules sont à éviter. L?enfant qui passe sa journée à la garderie est encore plus exposé.

<B>Jane L.?Oneill </B>

<B>Un poisson insomniaque pour le sommeil</B>

Les poissons aussi dorment. Mais certains souffrent d?insomnie. Du moins lorsque leurs neurones sont privés d?un récepteur à hypocrétine, molécule impliquée chez les mammifères, dans la régulation du sommeil. C?est la conclusion de travaux conduits par l?équipe d?Emmanuel Mignot (Stanford University) et présentés dans la revue ?PLoS Biology?, mardi 16 octobre.

?Notre but était de voir si le poisson zébré pouvait être utilisé comme modèle dans l?étude du sommeil?, explique le chercheur. La narcolepsie, qui touche une personne sur 2 000, se caractérise par des assoupissements incontrôlables et des troubles du sommeil. Les labradors et dobermans narcoleptiques étudiés présentaient une mutation du récepteur à hypocrétine. Chez l?homme, c?est la molécule stimulant ce récepteur qui fait défaut.?La question était de savoir si un autre modèle animal présentant une mutation similaire et montrerait les mêmes troubles?, résume Emmanuel Mignot. Le poisson zébré a l?avantage de multiplier à faible coût les générations et les mutations. Il est en outre transparent, ce qui facilite l?étude de son système nerveux in vivo.

D?abord, il a fallu définir ce qu?est un poisson endormi. S?il ne bouge pas pendant plus de six secondes, c?est qu?il sommeille. Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en appliquant à des poissons zébrés, durant la nuit, de petits chocs électriques les maintenant actifs. Ensuite placés dans l?obscurité sans ces stimuli, ces poissons ?récupéraient? en restant immobiles plus longtemps, alors qu?ils ne modifiaient pas leur comportement diurne. A l?inverse, les poissons zébrés mutants dormaient 30 % de moins que leurs congénères normaux. ?Nous nous attendions, au contraire, à des phénomènes de type narcoleptique, comme chez le chien ou l?homme, raconte Emmanuel Mignot. Cela tient au fait que les neurones à hypocrétine du poisson ne se projettent pas dans la même partie du cerveau.?

Ces observations ouvrent des hypothèses sur l?évolution du sommeil : dépourvus de paupières, les poissons sont tenus en éveil par la lumière pendant la journée, tandis que les vertébrés supérieurs ? en particulier les mammifères ?, capables de sommeiller le jour, auraient vu leur système de régulation de l?endormissement et de l?éveil se modifier au fil des âges. Pour retracer cette histoire, Emmanuel Mignot espère étudier d?autres espèces. Et en mesurant l?activité cérébrale chez les poissons, il ne désespère de répondre un jour à une question plus spéculative : rêvent-ils ?

<B>© Source : Le Monde</B>

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