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Frottis positif : l?infertilité n?est pas systématique

19 octobre 2007, 00:00

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Frottis positif : l?infertilité n?est pas systématique

A l?heure où Maurice prend conscience de l?ampleur que prend le cancer du col de l?utérus, une question se pose : qu?advient-il de ces patientes qui ont un désir d?enfant ? Sont-elles toutes vouées à ne pas connaître les joies de la maternité dès lors que le frottis a révélé des cellules suspectes ou des tissus précancéreux ? La réponse est non.

Ce ?non? ne s?applique toutefois pas à tous les cas. La possibilité ou non d?être enceinte après que ce genre d??anomalie? a été décelé chez une patiente dépend de l?ampleur du mal au moment où on va le traiter. D?où l?importance d?une surveillance régulière et de faire un frottis. En effet, il est tout à fait possible qu?une femme soit enceinte après une conisation (ablation d?un fragment de tissu en forme de cône à la base du col de l?utérus).

<B>Accouchement normal</B>

?La conisation est une procédure à laquelle on a recours après un frottis ou une biopsie qui a révélé un stage précancéreux, ou des stages qu?on appelle 1A1 ou 1A2 selon la profondeur des lésions affectées au niveau du col. Lors de cette intervention, qui se pratique sous anesthésie générale, on va enlever les cellules les plus affectées. Cela se fait soit au laser, soit avec ce qu?on appelle un knife cone?, explique le Dr Farhad Aumeer, gynécologue.

A la suite d?une conisation, une grossesse n?est, en général, pas impossible. ?Si ces patientes ont eu ce traitement, la grossesse est possible. Il y a cependant d?autres paramètres obstétriques à considérer, comme l?éventualité d?une prématurité etc. Il peut, du reste, y avoir incompétence du col et la surveillance devient cruciale. Un frottis peut être subséquemment répété à intervalle de trois à six mois. Mais il est préférable de le faire avant la grossesse ou après l?accouchement car il serait, autrement, difficile d?intervenir.?

Le gynécologue fait d?ailleurs ressortir que le frottis (pour n?importe quelle patiente) ne se fait en aucun cas à chaque semaine ou chaque mois. L?intervalle, rappelle-t-il, est en règle générale, de trois à cinq an. Et s?il y a lésion, le médecin pourra en décider autrement et intervenir à un intervalle plus rapproché.

Il est aussi important de noter que pour une femme ayant, au préalable, subi une conisation, l?accouchement ne sera pas forcément fait différemment de ce qui aurait été fait autrement. En clair, la césarienne n?est pas systématique pour un accouchement faisant suite à cette intervention. ?L?accouchement peut se passer normalement. Les modalités de l?accouchement dépendent de l?obstétrique et ne sont pas déterminées par le fait qu?il y ait eu ou pas conisation.?

Le cancer du col de l?utérus est le deuxième cancer le plus répandu après le cancer du sein. Une campagne de dépistage, menée pendant ces dernières années, a révélé que pour 4,5 à 4,8 % des femmes ayant fait le test, les résultats s?étaient révélés positifs. Elles ont, par la suite, bénéficié d?un suivi et d?un traitement approprié.

<B>Vaccins dans les écoles</B>

Sachant que le cancer du col est une pathologie associée au HPV 16 et 18 et que ce virus est sexuellement transmissible, il est recommandé à toutes celles qui sont sexuellement actives de faire un frottis. C?est d?autant plus important que plus tôt le dépistage est fait, meilleure est la chance de guérison.

Autre élément crucial : un vaccin a récemment été élaboré. Et il est recommandé aux jeunes filles dès lors qu?elles deviennent sexuellement actives. Il serait souhaitable, dans un but purement préventif, d?envisager de faire des vaccins à l?école. Le Dr Aumeer en convient. ?Le tout serait qu?il y ait une démarche en vue d?un consensus entre les différentes Ong, le ministère et tous ceux concernés. Il s?agirait notamment d?expliquer le pourquoi du vaccin, le faire accepter et déterminer l?âge auquel l?inoculer?? A bon entendeur?

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