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Des planteurs de Riche-Terre boudent une rencontre avec Boolell
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Des planteurs de Riche-Terre boudent une rencontre avec Boolell
?La caravane passe. Ceux qui aboient, peuvent continuer à aboyer. Je ne cèderai pas à la démagogie. Le projet de délocaliser les planteurs de Riche-Terre ira de l?avant.? Ces propos sans réplique du ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, sont adressés à tous ceux qui s?opposent au transfert des planteurs de Riche-Terre pour permettre au groupe Tianli d?y installer une zone économique. C?était lors d?une visite à des planteurs à Bois-Marchand, hier. Mais certains n?ont pas été convaincus par les arguments du ministre et ont quitté les lieux avant la fin de la visite.
Arvin Boolell rencontrait hier des planteurs de légumes ayant accepté de prendre possession des terrains mis à leur disposition par le gouvernement dans le cadre de la délocalisation de leurs activités. Avant de visiter les plantations de légumes, il a accepté de répondre aux questions d?un groupe de planteurs de cannes qui soutiennent que les lopins de terre mis à leur disposition à Côte-d?Or sont trop éloignés de leur lieu de résidence.
Ils veulent obtenir des lopins dans la région de Riche-Terre.
Ce à quoi le ministre leur a fait comprendre qu?il n?y a ?pas de terrains disponibles pour la culture de cannes ici?. Mais il devait aussi leur expliquer qu?ils ?n?ont rien à craindre?. ?Ce n?est pas la première fois que le terrain d?un planteur n?est pas à côté de son lieu de résidence?, fait remarquer le ministre, précisant que le gouvernement ?s?occupera de tout? à Côte d?Or : ?Pa bizin gagn traka coupé ek chargé. Nu fer tout. En plis, terin la pu prépare.? Le ministre les a aussi invités à l?accompagner à Côte-d?Or pour une visite de constat.
Visiblement énervé, un des planteurs lance à l?adresse du ministre Boolell : ?Pé donn terrain ban dimoun ki plante fatak ici.? Une remarque qui n?a pas plu aux planteurs de légumes. Les planteurs de canne devaient alors s?en aller.
Après avoir visité les plantations de légumes, le ministre a tenu à féliciter les planteurs qui ont accepté de se déplacer. ?Il n?y ici ni harcèlement moral, ni mauvaise fourniture d?eau?, dit Arvin Boolell, expliquant avoir reçu des planteurs de cannes qui hésitent à prendre possession de lopins de terre situés à Côte-d?Or.
Autre argument mis en avant par Arvin Boolell : le gouvernement met des lopins de terre à la disposition du planteurs dont le bail a déjà expiré. ?Dans quel autre pays avons-nous vu cela ?? se demande-t-il. Ils sont au total quinze planteurs à avoir obtenu des lopins de terres à Bois-Marchand.
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