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Le Shuttlecock lancé à Maurice

14 octobre 2007, 00:00

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Le Shuttlecock lancé à Maurice

Inconnu au départ, le Shuttlecock est devenu le craze du moment au collège situé à Phoenix. Le gymnase est bondé aux heures de récréation. Ravi Bhollah, triple médaillé d?or des derniers Jeux des îles de l?océan Indien en haltérophilie, a voulu faire un essai en lançant cette discipline.

En tant que responsable du département de l?éducation physique du collège, il a voulu joindre l?utile à l?agréable. Essais qui s?est avéré concluant car les élèves ont très vite adopté cette nouveauté de même que le Sapsiwaye, jeu à l?origine du Shuttlecock. Il veut maintenant lancer cette discipline à grande échelle.

Pour un footballeur ou un adepte du foot-volley, il n?y a pas plus facile que le Shuttlecock. La seule différence c?est qu?à la place du ballon, c?est un volant (voir photo). Toutes les parties du corps, excluant les mains, sont utilisées pour faire passer le volant de l?autre côté du filet.

Pour résumer, le Shuttlecock est un mélange de football et de badminton. Afin de faciliter son adaptation, Ravi Bhollah a fait en sorte d?assouplir les règles. Un match peut se jouer en duel simple ou double, voire triple. « C?est plus fun quand c?est par trois », lance le prof. Les joueurs peuvent toucher le volant autant de fois qu?ils le désirent avant de l?expédier de l?autre côté du court.

Contrôles et jonglages

Comme en badminton, l?équipe marque un point quand le volant tombe à terre et quand le service est en sa faveur.

A priori, les footballeurs sont les mieux lotis car celui qui maîtrise les contrôles et les jonglages possède un avantage certain. Ce n?est pas l?avis de Ravi Bhollah. « Il suffit tout simplement d?avoir une bonne coordination et une bonne condition physique », fait-il ressortir.

Steven, étudiant en Form 6, avoue cependant que le fait d?être footballeur aide définitivement à maîtriser cette discipline. Mieux encore, depuis qu?il pratique le Shuttlecock, le jeune footballeur de Petite-Rivière-Noire progresse graduellement en foot.

Avec le lancement de cette discipline à part entière dans ce collège secondaire, Ravi Bhollah espère initier le maximum de jeunes possibles afin d?organiser un genre d?intercollèges. Son homologue de la SSS Swami Vivekananda à Bambous, Alan Pyneandee, a également initié quelques jeunes de l?établissement et le souhait des deux professeurs d?éducation physique ? ils se sont rencontrés sur les bancs de l?université en Inde où ils ont d?ailleurs découvert le Shuttlecock ? c?est d?organiser des rencontres amicales.

A en juger par les sourires béats, le Shuttlecock devrait facilement trouver preneur. D?ailleurs, il possède un aspect ludique non négligeable et pour les plus téméraires, il peut s?avérer un excellent moyen d?améliorer sa condition physique car l?effort est intense.

En tout cas, le premier pari est gagné pour Ravi Bhollah.

LES ORIGINES DU SHUTTLECOCK

Le Shuttlecock aurait fait son apparition 500 ans avant Jésus Christ. Ce sont les Chinois qui furent les premiers à le pratiquer et à cette époque cette discipline s?appelait Ti Jian Zi. Pas mal de généraux dans l?histoire chinoise utilisaient ce jeu pour la détente des troupes. Durant la dynastie Song (960-1279) on donna le nom de Chien Tsu au Shuttlecock qui signifie flèche.

Le jeu est populaire à travers le monde sous différentes appellations mais principalement à l?extême Orient. Au Vietnam, il est même considéré comme le sport national. Les Britanniques s?en sont inspirés en Inde où il est répandu, pour inventer le badminton.

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