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Un marchand ambulant agresse deux femmes

13 octobre 2007, 00:00

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«Letan mo trouv mo mama anba monn panike», dit Aurore Potier encore sous le choc. Vers 14 heures, hier, cette femme de 27 ans et sa mère âgée de 47 ans, Geneviève Legris, ont été agressées par un marchand ambulant. Vivesh Prayag, âgé seulement de 17 ans, aurait frappé Geneviève Legris à l?aide d?une pelle à la tempe avant d?agresser la fille à la tête avec une chaîne en fer.

Les deux blessées ont été transportées de toute urgence à l?hôpital Jeetoo par la police qui a appréhendé l?agresseur après une course poursuite.

Hier peu avant 14 heures : Aurore et sa mère viennent de faire des retraits bancaires dans un distributeur à proximité de Bata, un magasin de chaussures, sis à la Rue Royale. Arrivées à hauteur du magasin, la mère et la fille auraient été harcelées par un jeune marchand ambulant. Il aurait, à plusieurs reprises, apostrophé Geneviève Legris pour lui dire : «To pe sarye maladi ta, to ena maladi.»

Chasse a l?homme

Geneviève Legris se serait alors arrêtée pour toiser le jeune marchand ambulant. C?est à ce moment là qu?il aurait saisi une pelle, d?un lot que vendait le marchand d?à côté, pour porter des coups à la dame. Cette dernière s?affaisse et des passants l?entourent pour en savoir plus.

Terrifiée, Aurore Potier se fraye un chemin pour s?approcher de sa mère. C?est alors qu?elle reçoit un coup de chaîne en fer à la tête. Il s?avère que ce coup serait, en fait, destiné à la mère. En voyant la fille saigner abondamment, l?agresseur tente de s?enfuir en direction du marché central.

Des passants le prennent en chasse. Arrivés devant le marché, ils attirent l?attention d?un policier qui arrête l?agresseur avant de le conduire au poste d?Abercrombie.

Entre-temps, les deux femmes blessées sont transportées à l?hôpital Jeetoo où elles ont reçu des soins avant d?être autorisées à rentrer chez elles. Aurore, atteinte à la tête, en est quitte pour cinq points de suture. Sa mère, qui a frôlé la mort avec ce violent coup, garde une grosse bosse au crâne.

Encore abasourdie par cet acte de violence venant d?un jeune de cet âge, Geneviève Legris confie : «Kan sa garson 17 tan la inn agres mwa monn trouv kouma dir mo garson ki devan mwa. Monn etone. Aster la pa fasil pou mars lor sime. Ou pa an sekirite ditou.» Sa fille ajoute : «Enn sans ki monn vinn ek mo mama zordi. Li pa ti pe santi li byen e linn dir mwa vinn zwenn li Port-Louis. Sinon se mo mama ki ti pou gayn kout sa la senn et li tinn kapav trouv la mor.»

Lors de son interrogatoire, Vivesh Prayag aurait déclaré à la police qu?il n?a fait que pousser les deux femmes qui sont, par la suite, tombées sur une vitre. Selon tes témoins, il était ivre quand il a agressé les deux femmes. A 18 heures hier, les parents de ce mineur ne s?étaient pas rendus au poste de police pour voir leur fils qui est en détention policière.

Jonathan RAJARAM

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