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Propositions de Maurice à l?UE pour protéger le textile et le ?seafood?
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Propositions de Maurice à l?UE pour protéger le textile et le ?seafood?
Maurice accentue ses démarches pour protéger l?accès préférentiel tarifaire des produits textiles, ?seafood? et autres. Selon Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, Maurice peut ?facilement? faire une offre à l?Union européenne (UE) au sujet de l?accès aux marchés.
Mais ?nous sommes dans une configuration où il y a 15 autres pays. Il faut tenir les intérêts des autres pays en considération?, dit-il.
La dérogation accordée à l?UE par l?Organisation mondiale du commerce au sujet des préférences commerciales aux pays d?Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) dans le cadre de l?Accord de Cotonou expire le 31 décembre. D?où les négociations pour un Accord de partenariat économique (APE).
Dans ce contexte, l?UE a proposé l?élimination de tous les droits douaniers et des quotas sur les exportations des ACP, tout en demandant une ouverture asymétrique des marchés des ACP sur une durée à être déterminée.
?Les pays de l?UE vont baisser beaucoup plus vite leurs tarifs douaniers, mais pour les ACP, cette baisse prendra plus longtemps?, dit le ministre des Finances.
La signature des APE avec la Commission européenne doit être faite avant le 31 décembre 2007. ?Nous avons des questions liées au développement à discuter, et il faudra négocier des accords qui soient compatibles avec les règlements de l?OMC afin que cela ne soit pas contesté par d?autres pays.?
Les lignes directrices de l?OMC préconisent une libéralisation substantielle, équivalant à une libéralisation de 80 %. Or, selon Rama Sithanen, la libéralisation ne pose pas de problème pour Maurice, le processus de libéralisation ayant été entamé depuis longtemps. Les tarifs maximums de 65 % ont été ramenés à 30 %. Le nombre de bandes tarifaires a aussi été réduit.
?Nous avons des engagements auprès du Common Market for Eastern and Southern Africa, de la Southern African Development Community et d?autres pays avec lesquels nous avons des accords bilatéraux. Maurice peut faire facilement une offre qui inclut 80 % de notre commerce international.?
Maurice fait partie de la configuration Eastern and Southern Africa (ESA) dans le cadre des négociations sur les APE. 12 des 16 pays de ce bloc sont dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA). Ils ne trouvent pas l?intérêt de libéraliser leur commerce avec l?UE car dans le cadre de l?initiative Everything But Arms (EBA), leurs produits auront libre accès au marché européen à partir de janvier 2008. Alors que Maurice figure parmi les quatre pays non-PMA qui ne sont pas éligibles à cette initiative.
<B>Système généralisé de préférences</B>
Le ministre des Finances souligne que Maurice va travailler avec d?autres pays du groupe ESA ?pour essayer d?avoir une market access offer qui sera une base pour les négociations avec l?UE?.
?Nous travaillons aussi sur une autre option au cas où les démarches ne réussiraient pas, toujours pour faire une market access offer afin de protéger l?accès de nos produits du seafood, du textile et autres sur le marché européen. Une solution est possible. Nous travaillons sur la question?, dit Rama Sithanen.
D?ailleurs Evert Liewes, président du Seafood Council de la Mauritius Export Association et chief executive de Princes Tuna, se dit ?convaincu? qu?une solution sera trouvée et qu?il n?y aura aucune rupture dans les exportations.
?Le gouvernement est bien conscient des enjeux, ajoute-t-il. Nous n?avons pas de raison de douter qu?il n?y aura aucune solution. L?UE et les ACP n?ont pas d?autres options que de trouver une solution.?
Si les ACP ne signent pas ces APE avant décembre, ils perdront les préférences tarifaires qui existaient jusqu?ici sous l?Accord de Cotonou. C?est le Système généralisé de préférences (GSP) qui sera alors appliqué pour ces pays. Sous le GSP, les exportations de produits textiles, seafood, horticoles et autres ne bénéficieront pas des mêmes avantages tarifaires.
?Il y a un risque que l?APE ne soit pas signé avant la fin de décembre. Mais nous espérons que l?UE ne va pas enlever les préférences tarifaires. Ce serait catastrophique pour le textile et le seafood et d?autres secteurs si cela arrivait?, dit Maurice Vigier de La Tour, chief executive de Denim de L?Ile Ltd.
?Mais je suis optimiste qu?une solution sera trouvée lors de la réunion du groupe ESA à Madagascar à la mi-octobre, après la réunion qui vient de se dérouler à Kigali. L?industrie textile ne pourra pas subir un autre choc, après les récents problèmes de transport maritime. Je reste convaincu, souligne-t-il, que les négociateurs mauriciens sauront conserver les avantages tarifaires, vitaux pour la survie de ces industries?.
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