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B.P. 247
<B>Ramgoolam et Mugabe... </B>
Vous décrivez la situation du Zimbabwe dans l?express d?hier, c?est-à-dire à une forme extrême de dictature et de négation des droits élémentaires. Qu?en était-il au début de l?application de ce programme de Mugabe (?) ? Au départ, il n?était pas question de violation de droits humains ni d?emprisonnement arbitraire d?opposants. Il s?agissait de reprendre des terres aux blancs qui les avaient trop longtemps accaparées et de permettre à tous de devenir propriétaires de leurs lopins de terre.
La Cour Suprême du Zimbabwe avait alors statué sur l?illégalité de certaines mesures faisant voir qu?un Etat de droit existait toujours mais ces jugements n?ont jamais pu être exécutés. Tout ceci pour vous dire qu?il faut comparer ce qui est comparable.
La démagogie anti-blancs de notre cher PM n?a qu?un but, celui d?augmenter sa popularité vis-à-vis des autres composantes de la population ? principalement ceux qu?il appelle son électorat traditionnel. En cela il rejoint parfaitement les propos et actions de Mugabe.
L?esprit de vengeance qui anime cette prise de position et qui la soutient fait fi de tous les principes élémentaires de droit (surtout celui de la propriété), et n?a cure de la situation économique qui en résultera. Est-ce que cette île Maurice-là commence à ressembler au Zimbabwe que vous décrivez ? Je ne veux pas m?étendre sur ce sujet pénible ? d?autres avant moi l?ont suffisamment fait ? mais je vous réfèrerai simplement aux dernières déclarations d?Arvin Boolell dans l?express-dimanche : ?Aujourd?hui plus personne ne peut se dire qu?il est propriétaire sur des faits historiques? et ?on ne peut pas louer éternellement un terrain à pâturage pour une roupie l?arpent?. En d?autres mots, les contrats passés par l?Etat peuvent dorénavant être annulés unilatéralement?.
A bon entendeur, salut !
<B>N.B. </B>
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