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L?autre facette de Maurice se dévoile

5 septembre 2007, 00:00

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Les plages sablonneuses ne sont pas les seuls attraits du pays. Si le tourisme s?est tourné traditionnellement vers l?exploitation du vacancier à la recherche de soleil, un tourisme plus ?nature? commence, après quelques années, à se faire une petite place. Les parcours en forêt, la découverte de sites exceptionnels, les loisirs ou sports proches de la nature sont parmi les activités qui sont, depuis quelques années, disponibles à Maurice.

Le terme ?écotourisme? a fait son apparition à la fin des années 70, alors que le concept du développement durable se faisait lui aussi connaître. A l?origine, le concept d?écotourisme était donc celui d?une forme de tourisme durable et respectueux de la nature et de l?environnement.

Avec le temps et le développement de plusieurs types d?activités, les définitions de l?écotourisme sont devenues multiples. Cette multiplicité est aussi identifiable à Maurice. Ainsi, certains opérateurs préfèrent parler de tourisme nature ou vert, plutôt que d?écotourisme. ?Nous parlons de tourisme nature, en sachant bien qu?écotourisme est une appellation très réglementée au niveau de l?Union européenne?, explique Jean-Yves Corson, manager des Lodges d?Andrea et l?Exil. Les Lodges sont dirigées par la compagnie Les Lodges d?Union Ltée.

La définition de l?écotourisme est toujours, à l?échelle internationale, sujette à débat. Dans sa version la plus pure, l?écotourisme implique que les activités et les infrastructures protègent l?environnement. Ainsi, les activités qui mettent en valeur la nature sans nécessairement la protéger sont classifiées dans la catégorie tourisme vert ou nature.

L?Organisation mondiale du tourisme a, elle, une définition qui réconcilie les deux écoles de pensée. Ainsi, elle définit l?écotourisme comme conduisant ?à une gestion des ressources qui remplit les besoins économiques, sociaux et esthétiques tout en maintenant l?intégrité culturelle, les processus écologiques essentiels, la diversité biologique et les systèmes qui supportent la vie?.

A Maurice, cependant, on parle plus de tourisme vert. ?Le tourisme vert est celui qui fait découvrir l?intérieur du pays, ce n?est pas celui de la plage?, précise Jean-Yves Corson. Les opérateurs qui travaillent ce côté intérieur du pays sont encore relativement peu nombreux. On trouve notamment quelques domaines à travers l?île, dont Le Domaine Anse Jonchée, le Domaine de Lagrave, Le Domaine de l?étoile, la Vallée de Ferney ou encore Parc Aventure.

Alors que certains de ces opérateurs mettent en valeur l?aspect ressourcement et calme, d?autres encouragent les activités sportives dans un cadre naturel. ?Le Parc Aventure comporte deux parcours ludiques : le Mille Feuilles et l?Aventure. Le premier est une promenade botanique de passerelle en passerelle, et le deuxième inclut la tyrolienne, le filet et le trapèze?, explique Marlène Abel de Parc Aventure. Situé à Chamarel, le Parc Aventure a ouvert ses portes en 2003. Il cible les vacanciers étrangers aussi bien que la clientèle locale.

L?une des particularités du tourisme vert, c?est justement qu?il touche le touriste interne aussi bien qu?externe. Maurice n?est pas encore connue en tant que destination de vacances nature mais les opérateurs tentent de faire découvrir cet aspect. ?Nous avons beaucoup de clients mauriciens et on vise de plus en plus la clientèle étrangère?, souligne Jean-Yves Corson.

Les Lodges Andréa et Exil sont situées sur deux sites. Elles sont basées sur un concept qui veut rallier hébergement luxueux et nature chatoyante. Andréa se trouve à l?embouchure de la Rivière des Anguilles alors que l?Exil surplombe les bords de la Rivière Savanne. Chacun des deux sites comporte dix lodges et un restaurant. Si ces lodges veulent offrir tout le confort d?une chambre d?hôtel conventionnelle, elles proposent surtout un cadre proche de la nature, retiré et qui incite à la promenade.

?On propose des promenades en nature. Nous avons aussi un guide qui parle quatre langues et qui vous accompagne?, explique Jean-Yves Corson. Le parcours de tourisme vert couvre en effet une partie éducation, notamment par rapport à la faune et la flore environnante.

Le tourisme vert gagne en popularité à l?échelle mondiale. La base de clientèle, bien que relativement petite, est bel et bien là. ?C?est assez difficile de commencer mais il y un certain engouement pour découvrir une autre destination. C?est un créneau. Il y a une réelle tendance, avec des gens qui cherchent ce type d?activités?, souligne Jean-Yves Coron. Bien qu?encore peu en nombre en termes d?arrivées touristiques, un marché étranger à la recherche de vacances ?vertes? peut être exploité.

?Le parcours de tourisme vert couvre en effet une partie éducation, notamment par rapport à la faune et la flore environnantes. Le tourisme vert gagne en popularité à l?échelle mondiale. La base de clientèle, bien que relativement petite, est bel et bien là.?

Le tourisme vert peut aussi être associé au développement des Intregrated Resorts Scheme. Les Villas Valriche de Bel-Ombre veulent ainsi se distinguer en offrant un package complet avec proximité à la nature en tant que valeur ajoutée. Le parc naturel du Domaine de Bel-Ombre jouxte la réserve naturelle des gorges de la Rivière-Noire. Des balades en quad permettent aux visiteurs de faire le tour du Nature Park. Les habitants des villas IRS auront accès au parc naturel. Et les promoteurs espèrent que la nature et le cadre de cette région du Sud séduiront d?éventuels acheteurs.

Du côté des autorités, la réglementation des activités de tourisme vert est en progrès. Les opérateurs doivent obtenir une licence d?activité d?écotourisme auprès de la Tourism Authority. Là aussi, la problématique de la définition se pose. ?Légalement, il n?y a pas de définition en tant que telle des activités d?écotourisme. Ici à la Tourism Authority, il s?agit surtout de toujours mettre en avant la sécurité?, explique Joël Rault, directeur de la Tourism Authority. Pour les besoins de permis d?opération, la catégorie d?écotourisme couvre plusieurs activités dont les randonnées, le canoeing, le kayak, ou encore le rafting. Des directives détaillées ont été compilées et attendent d?être approuvées. Pour l?instant, les activités d?écotourisme sont définies par les autorités comme étant basées sur la découverte de la nature, tout en touchant aussi les aspects culturels et historiques.

Les définitions et détails d?identification des activités de tourisme vert restent encore à être peaufinés. En attendant, les formes de tourisme nature se diversifient et séduisent une clientèle variée aussi bien en termes d?âge qu?en termes de nationalité.

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