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Des chefs militaires se mutinent aux Seychelles

21 août 2007, 00:00

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Une mutinerie de chefs militaires secoue les Seychelles, à la mi-août 1982. Nous l?apprenons par l?AFP de Nairobi. Interrogé par la presse mauricienne, le ministère seychellois de l?Information se contente de dire que rien ne peut être affirmé à ce stade. L?agence AFP annonce que des chefs militaires ont pris le contrôle de la radio et exigent le départ de certains ministres et même de certains chefs militaires qui les traitent comme des cochons. Elle cite un témoin affirmant avoir entendu des coups de feu. Il ne semble pas que les mutins en veuillent particulièrement au président France Albert René. Il se trouve d?ailleurs aux îles Amirantes, à 400 kilomètres à l?ouest de l?île principale de Mahé quand éclate cette mitinerie. Un autre témoin contacté ultérieurement de Nairobi confiem l?existence de coups de feu sporadiques. Les Seychellois préfèrent rester chez eux.

Il semble que la mutinerie ait été déclenchée dans le camp militaire d?Union Vale, dans l?île de Mahé. Les mutins réfèrent leur royalisme à l?égard du président René. De nombreux barrages sont dressés sur les routes de l?île de Mahé ainsi que dans les rues de Victoria.

Le 25 novembre 1981, les Seychellois doivent une fière chandelles à Mme Flavienne Pothin car elle a joué un rôle prépondérant dans l?échec d?un tentative de coup d?Etat d?inspiration sud-africain dans cet archipel. Une bande de mercenaires, venant du pays honni de l?apartheid, débarquent, en effet à l?aéroport international de Pointe Larue, Seychelles, en se présentant comme de simple joueurs de rugby venus distribuer des bonbons aux enfants seychellois. Nombre d?entre eux peuvent quitter sans encombre l?aéroport et s?installent dans l?autocar chargé de les conduire au Reef Hotel. Le doute turlipine toutefois la policière Flavienne Pothin qui décide d?en avoir le coeur net. Elle avise un mercenaire paraissant plus suspect que les autres et se met à fouiller consciencieusement ses bagages. Sous un amoncellemnnt de friandises, elle découvre une arme à feu et donne l?alerte générale. d?autres policiers viennent à la rescousse et fouillent les bagages des autres mercenaires y compris de ceux se trouvant déjà dans l?autocar. Ils se retrouvent en présence d?un véritable arsenal.

Le chef des mercenaires ordonne alors à ses hommes de sortir leurs armes à feu et de se défendre. Une fusillade s?ensuit. Les mercenaires prennent contrôle de l?aéroport mais Flavienne Pothin, toujours elle, parvient à prévenir les autorités civiles à Victoria. Des mercenaires s?emparent d?un avion d?Air India qui décolle en direction de l?Afrique du Sud. L?armée seychelloise parvient à renverser la situation et à prendre dans leur propre piège les mercenaires retranchés dans l?aéroport. Les procès des mercenaires capturés aux Sechelles ont en cours à la mi 1982 aux Seychelles. Ceux ayant pu regagner l?Afrique du Sud, ne seront nullement inquiété au grand dam des Etats africains.

Depuis les Forces de défense populaires des Seychelles ont été renforcées et leur nombre porté à un demi-millier de soldats.Leurs équipementest aussi complété et compte deux hélicoptères à leur service. La Tanzanie entretient toujours entre 50 et 100 soldats aux Seychelles. Ils jouent le rôle de garde prétorienne autour du président René. Depuis novembre 1981, les Seychelles multiplient les accords militaires avec diverses puissances occidentales, ce qui leur vaut la présence d?un nombre appréciable de coopérants militaires et la visite de nombreux navires de guerre.

Notre ambassadeur à Washington, M. Chitmansingh Fesseramsingh se retrouve coincéaux Seychelles pendant plusieurs jours en raison de cette mutinerie de chefs militaires.

On devrait apprendre plus tard que le chef des mutins sollicité l?aide du pays honni de l?apartheid. Le président René refuse de céder à leurs exigences. Leur chef est un certains Georges Nichole. Il manace de faire sauter les 230 otages qu?ils détientsi l?armée seychelloises donne l?assaut au bâtiment de la radio où se sont retranchés les mutins. Ils détiennent aussi les quatre mercenaires sud-africains attendant d?être jugés aux Seychelles et qui leur servent de monnaie d?échange auprès des autorités sud-africaines.

Ce n?est qu?au bout de plusieurs jours de combats et de tentatives de négociations que les autorités seychelloises parviennent à mettre fin à cette mutinerie militaires.

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