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Lingots d?or : Zones d?ombre sur la saisie
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Lingots d?or : Zones d?ombre sur la saisie
?La police a-t-elle tous les droits ?? A cette question posée hier en cour de Curepipe par Me Lovena Sowkee, le sergent Appasamy ne sait quoi répondre. L?affaire concerne Basantee Engutsamy face à un cas de recel de bijoux volés. La motion déposée pour que Basantee Engutsamy récupère les articles saisis à Gold Story à Quartier-Militaire était débattue devant la magistrate Sophie Chui.
Rappel des faits : lors d?une saisie mercredi dernier, la police emporte des lingots d?or estimés à Rs 10 millions, plusieurs kilos de bijoux ainsi que Rs 500 000 en petites coupures. La police accuse Basantee Engutsamy, co-directrice de Divali Production (une bijouterie) et de Gold Story Ltd (fonderie et atelier de bijouterie), d?avoir acheté des bijoux volés par Maldeben Ramasawmy. D?autres personnes se seraient aussi chargées de vendre le reste des bijoux à la société basée à Palma, Quatre-Bornes. Ce que ne conteste pas l?accusée. Toutefois, elle affirme qu?elle ne savait pas que les bijoux provenaient d?un vol.
Lors de l?audience, l?avocate de Basantee Engutsamy a affirmé que lors de l?intervention de mercredi, la police n?était pas munie d?un mandat. Mais le sergent Appasamy, de la Criminal Investigation Division de Curepipe, a produit devant la cour un mandat fondé sur la déposition du présumé voleur de bijoux. Ce mandat concernait toutefois uniquement la charge de recel.
Autre fait relevé par la défense : les biens saisis n?auraient pas été pesés et mis sous scellés. Les bijoux emportés auraient été placés dans des ?sac en plastique?, s?indigne devant la cour Me Lovena Sowkee.
L?avocate signale qu?aucune description des bijoux n?a été faite par la police et qu?aucun cliché des articles saisis n?a été réalisé. Mal à l?aise face à l?avocate, le sergent répond que ?tout était dans les règles?.
Il a aussi expliqué pourquoi le contenu de la chambre forte et des documents ont été emportés. Et d?affirmer qu?il a agi sous les ordres du SP Raddhoa qui ?voulait contrôler la totalité des comptes et voir s?il existe des inconsistances?. Toujours selon le policier, le surintendant devait être celui qui s?occuperait de contacter l?Assay Office pour la pesée et l?évaluation des articles saisis.
La police soupçonne également la bijoutière de Palma dans une autre affaire de vol de bijoux. La défense en a été mise au courant, hier, au cours de l?audience. L?affaire concerne un vol de bijoux d?une valeur estimée plus de Rs 1 million, en 2004 à Plaine-Verte. Seul hic : Divali Production, la firme dont l?accusée est la co-directrice, n?était pas en activité à ce moment. De plus, même si les bijoux concernés dans ce cas précis de vol étaient passés par Divali Production, ils auraient déjà été fondus depuis longtemps.
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