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Evacués après une plainte du haut-commissariat indien
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Evacués après une plainte du haut-commissariat indien
Cela fait plus de dix ans que Zakeer Houssein occupe son emplacement situé près du bâtiment Life Corporation of India à Port-Louis. Et comme ce marchand ambulant, d?autres, se rendant à leur lieu de travail hier, ont été surpris et furieux lorsqu?ils ont constaté que leur étal avait été enlevé par la police. Le haut-commissariat indien, qui se trouve à proximité, s?est en fait plaint du manque de sécurité qui règne à cause de leur présence.
Le haut-commissariat estime que ces marchands ambulants attirent foule, fragilisant le contrôle de sécurité de la mission diplomatique. Les autorités policières ont donc agi en conséquence : samedi, la Divisional Support Unit et la Special Supporting Unit ont emporté aux Casernes centrales, les étals et les dispositifs en bois et métal des marchands ambulants. ?Zot inn pran nou latab ki cout Rs 10 000. Zot inn met dan Casern. Kot le droit humain ete ladan ? Zot pa kapav servi zot pozition pou fer ce ki zot envi?, s?insurge Zakeer Houssein. Et les policiers veillent au grain. Hier, ils étaient là afin de s?assurer que les marchands, privés de leurs étaux, n?exposent pas leurs marchandises devant le siège du haut-commissariat.
Les marchands ambulants, eux, se plaignent de n?avoir pas été d?abord mis au courant. ?Ti bizin fer nou kone ek trouv enn lot solisyon avan pran nou gaygnpin?, insiste Zakeer Houssein. Il ajoute qu?il ne fait pas de ventes illégales et a un permis en règle pour travailler en ces lieux. ?Monn pay permi pou travail dan sa place la?, fait-il valoir.
A la municipalité de Port-Louis, les marchands ambulants sont venus protester afin que les autorités trouvent une solution à leur problème. Le président de l?association des marchands ambulants, Hydar Rahman, leur a expliqué les raisons de cette évacuation. Il souligne que le maire a pris l?engagement de laisser travailler les marchands ambulants et que l?ordre d?évacuer les lieux ne vient pas de lui. ?Mo la pou defann ban marsan ambulan. Ena ki merite gayn lemplasment pou travay me ena enn bann ki gat travail : zot fer blanciman larzen lor sime. Bizin pa abize pou zot capav travay zot mem?, affirme Hydar Ryman. Le président de l?association des marchands ambulants explique que des marchands qui étaient en dehors du périmètre du haut-commissariat ont été injustement victimes de cette opération policière. ?Zot inn tir bann marsan ki ti endeor perimet kot haut comisaria linde inn port plainte. Nou reclame droit sa bann marsan la. Sa bann marsan la travay la depi 15 an.?
La police confirme de son côté que cette décision a été prise à la suite des plaintes du haut-commissariat. ?Il faut que la sécurité prime. Les marchands abusent en faisant obstruction au piéton et à l?autoroute. Ils entraînent l?insécurité?, affirme une source policière. Des policiers font cependant ressortir que les marchands pourront récupérer leur étal, ?mais dorénavant ils auront un périmètre à respecter?.
<B>J.R. </B>
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