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Et la sécurité alors ?
C?est un fait ? et heureusement que c?est ainsi ? que les favoris ne gagnent pas à tous les coups ! Hier, l?équipe A de Maurice avec les Thomas Desvaux, Yannick Lincoln, Yolain Calypso et Pascal Ladaub, s?est finalement retrouvée sur la troisième marche du podium, à moins d?une minute des deux équipes réunionnaises. Et Dieu seul sait que cette équipe avait largement les moyens de décrocher la médaille d?or et faire de Maurice le premier pays à réaliser un trois à la suite en contre-la-montre par équipe. Pour une fois, ce n?est pas la cohésion qui a manqué, encore moins la qualité chez les coureurs. C?est un brin de chance sur une fin de parcours où les freins sont plus sollicités que les pédales.
Faire un contre-la-montre avec la peur au ventre qu?un passant, voire de nombreux passants, vous coupe la route, qu?un taxi sorte d?une rue latérale ou qu?une autre voiture freine devant vous, c?est un vrai parcours du combattant.
Le vélo, devenu tellement populaire, demeure malgré tout un sport très dangereux. D?où l?importance de la sécurité, assurée par la présence d?une voiture d?ouverture, d?un ou plusieurs motards de la police, de marshalls, de policiers qui gèrent les foules et une route en parfait état. Chez nous l?année dernière, l?Union cycliste internationale avait été très exigeante sur le tracé du contre-la-montre individuel et de la course en ligne pour les Championnats d?Afrique. La sécurité des coureurs, c?est la priorité de l?UCI.
Hier à Tana, ni la sécurité ni l?aiguillage n?était à la hauteur de l?événement. Les Réunionnais ont emprunté trois fois un point giratoire pour retrouver leur route. Est-ce normal ? Où étaient les marshalls ? Il n?y en avait pas. S?ils étaient là, les coureurs les ont sans doute confondus avec la foule de gens qui s?était massée sur le bord des routes.
Et ce parcours ? Une série de tournants à négocier après une descente, des routes rétrécies par la présence des spectateurs. Jusqu?à preuve du contraire, on n?est pas dans les Alpes sur le Tour de France. On est bien à Tana où les coureurs tournent à 50 km/h en moyenne. Et que dire de ces moults changements de tracé. Même un commissaire seychellois a été surpris lors de la course : il découvrait comme les coureurs l?énième nouveau parcours proposé.
Pour gagner, il fallait peut-être ne pas prendre de risques et rallier tranquillement l?arrivée dans l?espoir que les autres auront été moins chanceux.
Hier, on a eu droit à quelques chutes sans gravité. En revanche, dans la course en ligne, les dégâts pourront être conséquents. D?ici mercredi, jour du contre-la-montre individuel, et samedi prochain, la course en ligne, les organisateurs auront largement le temps de rectifier le tir. Il y va de la qualité du spectacle et de la vie des coureurs.
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