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Kraz Babylon !

8 août 2007, 20:00

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Les judokas mauriciens sont gonflés à bloc, à quelques jours du début de la compétition. Leur cri de guerre, ?Kraz Babylon?, une expression courante du créole mauricien, témoigne de leur intention pour les 7es Jeux des îles de l?océan Indien.

?Pour nous, Kraz Babylon veut dire ne reculer devant aucun obstacle. C?est bien d?avoir un cri de guerre, car cela permet d?évacuer l?énergie intérieure et de chercher un nouveau souffle?, explique Antonio Félicité, porte-drapeau du Club Maurice.

Souvent, c?est au niveau du mental que se gagnent les compétitions en sports. C?est précisément là-dessus que comptent les techniciens du judo mauricien pour espérer réaliser un exploit à Tana. Que ce soit pour l?entraîneur national, Joseph Mounawah, ou le Français Nicolas Hery, l?objectif est le même : permettre à Maurice de terminer à la première place.

Une ambition bien audacieuse, compte tenu de la présence des Réunionnais et des Malgaches. Ces derniers seront assurément redoutables chez eux. Tout en étant conscient de la force des adversaires en présence, Nicolas Hery reste optimiste. ? La Réunion a une bonne équipe, même si certains de ces judokas cadres ne viennent pas. Les Malgaches ont l?avantage d?évoluer chez eux, mais je reste confiant. Nous n?avons pas d?objectif précis, mais si nous parvenons à améliorer notre record de huit médailles d?or, obtenues aux Jeux de 1998, nous ne serons que trop heureux. Nous avons confiance dans nos sélectionnés, à eux de faire le reste, ? dit-il.

?Ce qui nous importe le plus c?est de maintenir notre suprématie au judo parmi les îles de l?Océan indien. Nous avons travaillé dur, les gars sont en forme et je m?attends à une bonne performance de leur part?, souligne pour sa part Joseph Mounawah.

<B>Esprit d?équipe au beau fixe</B>

Mais qu?est-ce qui fait croire à l?encadrement technique que la moisson sera si bonne en judo ? Réponse de Nicolas Hery : ?Il règne une bonne ambiance dans le groupe. Tout le monde est très motivé. Ils sont pratiquement tous dans les poids, il y a même qui sont en-dessous. La préparation s?est très bien passée et il nous reste maintenant à nous concentrer sur des petites sessions. Tous ces éléments font que la confiance est de mise que ce soit chez les entraîneurs que chez les judokas?.

L?esprit d?équipe est effectivement au beau fixe. La Fédération mauricienne de judo a, d?ailleurs, fait dire une messe pour les sélectionnés, dimanche dernier, en l?église Saint Mathieu, à La Tour Koenig, Pointe Aux Sables, avant de les rassembler à l?hôtel Le Coco Beach pour souder davantage toute l?équipe.

Les judokas ont eu un jour de repos lundi. Un footing de décrassage a eu lieu, le lendemain, au Village des Jeux d?Alarobia. Ils étaient hier au Dojo ESCA Antanimena. Des séances d?entraînement d?une heure au maximum sont prévues quotidiennement, hormis le 11, jusqu?au début des compétitions le 13.

?Il n?y a pas de stress. Les judokas sont attentifs. Maintenant le tout est de garder contact avec le tatami par des sessions d?entraînements courtes, faire du footing, maintenir les poids et garder le rythme?, conclut Nicolas Hery.

Par ailleurs, Navin Proag, responsable de la délégation de judo, exprime sa satisfaction quant aux conditions dans lesquelles les judokas mauriciens vivent au Village des Jeux d?Alarobia. ?Tout est sous contrôle, a savoir l?hébergement, la restauration et le transport. Je ne dis pas que tout est parfait, mais il nous faut aussi faire un effort. Nous discutons pour avoir des meilleurs créneaux horaires pour l?entraînement. Pour le transport aussi, il n?y a pas de gros soucis. Au besoin, on peut toujours se rabattre sur le transport en commun, qui ne coûte pas cher du tout?, confie-t-il.

<B>Jean-Hugues OLIVIER de Madagascar</B>

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