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Laval? (Au)maître de son sujet !
Laval Aumaître ! Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose. Pourtant, il est un élément important à l?écurie Fok. Travaillant comme chef-palefrenier dans cet établissement, il était à l?honneur samedi. Pour cause, il a terminé en tête du classement des chef-palefreniers en devançant Rajen Hingoo de l?écurie Guajdhur. Cet homme qui travaille dans l?ombre depuis plus d?une trentaine d?années comme palefrenier, voit enfin son dévouement aux courses hippiques reconnu. C?est grâce à l?initiative de Serge Seenyen, pour récompenser les meilleurs palefreniers et chefs-palefreniers de la journée, que ces hommes de l?ombre étaient à l?honneur samedi. Une initiative qui mérite d?être saluée.
Il voulait être jockey
C?est un Laval Aumaître heureux qu?on a pu rencontrer après la journée de samedi. Pour cet homme de 47 ans, très discret de nature, c?est une très belle récompense. ?Cela fait très plaisir d?avoir une journée où les palefreniers sont à l?honneur, c?est un métier qui n?est pas facile et je remercie M. Serge Seenyen pour cette belle initiative.?
Pour Laval, qui compte cette année 34 ans de service, les chevaux n?ont pas de secret. Dans le bain dès le berceau, Laval a grandi aux côtés de ces bêtes et a fini par développer une passion pour eux. ?Mon père s?occupait des chevaux de Serge Henry à Wolmar où la famille s?était installée. C?est comme un virus et il n?y a pas de vaccin contre cela ! C?est aussi une histoire de famille. J?ai, au fait, suivi les traces de mon père.?
Attiré dès le débuts par le métier de jockey, Laval a dû malheureusement se résigner à y renoncer, vu ses problèmes de poids. C?est son frère, Philippe, qui réalisera ce rêve. Après un bref apprentissage comme maréchal-ferrant, c?est vers le métier de palefrenier que notre interlocuteur se tournera. ?J?ai commencé très tôt, plus exactement en 1973. J?avais alors 13 ans. J?ai commencé comme tout le monde dans ce giron, apprenant tout sur le tas.? Son baptême du feu, il le fera chez la défunte écurie Espitalier-Noël avant de rejoindre par la suite l?établissement Serge Henry.
1984 marquera un grand tournant dans la carrière de Laval Aumaître. Le tandem Bud Gujadhur et Guy Fok, qui se lance dans l?aventure d?une nouvelle écurie, fait appel à lui comme chef-palefrenier. Avec déjà 11 années d?expérience, Laval se sent prêt à relever ce défi.
Sa décision est prise, il accepte. Une aventure qui dure maintenant depuis 23 ans. ?J?ai de la chance de travailler pour Bud Gujadhur et Guy Fok. Ce sont des personnes très cordiales. Le plus important, c?est qu?ils me font confiance. Il y a aussi une bonne ambiance à l?écurie. L?écurie Fok est une grande famille.?
Ce père de deux enfants, dont l?aîné suit également ses traces, a connu de très beaux moments durant sa carrière, dont des victoires classiques. Mais celle qui restera à jamais gravée dans sa mémoire, c?est la victoire d?Evader dans le Maiden en 1991.
Après 34 ans de service, Laval Aumaître se dit être un homme comblé, ses réussites mais aussi ses défaites lui ont beaucoup appris. Il dégage le même engouement pour ce beau métier qu?il a embrassé. Mais comme tout homme, il doit y avoir une femme derrière la réussite, et Laval ne nous cache pas que sa femme Maryleen y est pour beaucoup. ?C?est un métier difficile. Heureusement que j?ai eu Maryleen comme épouse. Elle me soutient depuis bientôt 25 ans. Je lui dis un grand merci !?
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