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Mon Loisir : un début de coupe sur fond d?inquiétude

6 juillet 2007, 00:00

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C?est le 20 juillet que débute la coupe à Mon Loisir. Une saison qui se déroulera sur fond de profondes divergences entre les sucriers et l?Hôtel du gouvernement, et sur fond d?inquiétudes des employés. Car la demande de fermeture de la sucrerie n?a pas encore été acceptée.

Entre-temps, la réunion initialement prévue pour hier entre le comité présidé par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et les sucriers a été reportée à cet après-midi en raison d?autres engagements du chef du gouvernement.

?Le démarrage de la coupe à Mon Loisir ne veut aucunement dire que la demande de fermeture de l?usine est suspendue. Mon Loisir ayant démarré ses opérations, elle terminera la coupe et ne fermera qu?après?, dit Joseph Vaudin, chief executive officer du groupe Flacq United Estates Ltd (FUEL).

?Ce n?est qu?à la conclusion des discussions du comité présidé par le Premier ministre qu?une date de fermeture pourra être arrêtée. On ne peut fermer l?usine quand le financement de l?opération n?est pas assuré?, ajoute-t-il.

Fusion légale de Mon Loisir et de FUEL

Joseph Vaudin dit comprendre ?l?inquiétude des employés à savoir ce qui se passera afin de pouvoir mieux planifier leur avenir et recevoir une compensation maximale pour la perte de leur emploi?.

Ainsi, estime-t-il, les travailleurs ont compris qu?avec la baisse du prix du sucre, la profitabilité de l?entreprise est menacée. Ils ne voudraient pas se trouver dans une situation où ce serait le Termination of Contracts of Service Board qui déterminerait par la force des choses leur compensation. ?Cela démontre clairement que le Blueprint ainsi que de nombreuses autres conditions d?emplois imposées à l?industrie sucrière, sont de loin plus favorables que pour les autres entreprises et industries du pays?, souligne Joseph Vaudin.

Le groupe FUEL-Mon Loisir avait prévu depuis 2001 que le prix du sucre acheté par l?Union européenne (UE) ne demeurerait pas éternellement au niveau fort, et qu?une réduction était à prévoir. Pour cette raison il a mis en place un Voluntary Retirement Scheme (VRS) au début de janvier 2002. Cela a été suivi par la fusion légale de Mon Loisir et de FUEL. Le plan du groupe inclut la fermeture de l?usine de Mon Loisir et la centralisation de ses activités sur FUEL.

Dans cette optique, le groupe approche en 2003 le gouvernement d?alors pour demander la fermeture de Mon Loisir. Toutefois, à la requête du gouvernement, le groupe repousse sa demande pour le début de 2004. Mais, à la fin de décembre 2004, le gouvernement l?informe que la fermeture ne peut être approuvée en raison de la préparation d?un plan national de restructuration de l?industrie sucrière qui inclut les centralisations.

La Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS), adoptée par le Conseil des ministres en 2006, inclut la fermeture de Mon Loisir. Fermeture que la direction espérait voir intervenir après la coupe 2006. Le plan reconnaît la contribution des mesures d?accompagnement de l?UE aux coûts sociaux spécifiques de la restructuration du secteur sucre.

Car c?est dans le contexte de la baisse de prix que l?UE avait proposé des mesures pour aider à la réforme du secteur sucre. Réforme qui comprend la centralisation, donc la fermeture d?usines pour réduire les coûts de production.

Ayant effectué des travaux de maintenance, Mon Loisir peut rouler cette année. Mais les deux autres sucreries se trouvant dans la même situation, Mon Trésor Mon Désert et Riche en Eau, ne peuvent le faire, car leurs équipements ont été transférés à la centrale de Savannah, où leurs activités ont été centralisées.

Leurs demandes de fermeture n?ont pas encore été approuvées par le gouvernement. Car en contrepartie de ces fermetures, le gouvernement souhaite avoir 1 500 à 2 000 arpents de terres de l?industrie sucrière pour la réalisation des projets sociaux.

Il y a également d?autres questions qui demeurent au centre des principales divergences entre la Plantation House et l?Hôtel du gouvernement ayant trait à la réforme. Notamment la participation des planteurs et des employés de l?industrie sucrière à l?actionnariat des distilleries et des raffineries et la politique de production énergétique.

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