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Quand les marquages routiers prennent le large !

20 mai 2007, 00:00

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Un libraire qui perd sa clientèle parce qu?elle ne peut accéder au parc de stationnement souterrain, un commerçant qui n?arrive plus à débarquer sa marchandise, des chauffeurs de taxi qui sont incapables de stationner à la place habituelle, des résidents qui ne peuvent accéder à leur demeure? C?est fou comme l?absence ou la non-conformité des marquages routiers peuvent être nuisibles.

Et depuis le début de ce mois, des travaux de ré-asphaltage à la route Royale à Rose-Hill, à Vacoas et à Port-Louis, donnent des poussées d?urticaire aux usagers de la route. Ming Chen, le directeur de la librairie Le Cygne, au Magic Lantern Complex, Rose-Hill, en a fait les frais. « Après les travaux d?asphaltage, les entrepreneurs ont oublié de repeindre une double ligne jaune devant l?entrée du parking souterrain. Résultat, l?accès était perpétuellement obstrué par des véhicules », explique-t-il. Les choses sont revenues à la normale lorsqu?il s?est plaint à la Traffic Management & Road Safety Unit (TMRSU).

Toujours à Rose-Hill, mais cette fois devant le magasin Tulsidas & Tulsidas. Ici une double ligne jaune est apparue comme par enchantement. « Pendant deux jours, nous n?avons pu débarquer nos marchandises dans le magasin qui ne possède qu?une seule entrée. Toutefois je tiens à faire ressortir que le problème a été vite résolu grâce à la prompte intervention des autorités », confie un des responsables du magasin.

Même scénario à Club Road, Vacoas, où des habitants affirment que, depuis trois semaines, ils ont toutes les peines du monde à accéder à leur maison. En effet, la double ligne jaune qui devait longer les deux côtés de la route n?a pas été repeintes. Résultat : les véhicules se garent n?importe où, bloquant l?accès des résidences. Cette rue très fréquentée en raison de la proximité de la foire de Vacoas et d?une école primaire, devient alors quasiment impraticable.

« Toutes les données ont été faussées »

Les chauffeurs de taxi ne sont pas en reste. À la Place d?Armes, Port-Louis, le nombre de places pour ces véhicules est passé de 25 à 22. Raffick Bahadoor, le président de la Taxi Proprietors?Union trouve inadmissible le travail d?amateur effectué par des entrepreneurs. « Il faut que des mesures correctives soient prises au plus vite », fulmine-t-il.

Cette absence de rigueur de la part des entrepreneurs agace au plus haut point la TMRSU, qui a dû intervenir. Selon ce service du ministère des Infras-tructures publiques, de tels écueils auraient pu être évités si des relevés de marquage routiers avaient été faits correctement avant les travaux de ré-asphaltage. « Or, il nous a été rapporté que les travailleurs ont pris plusieurs clichés des marquages alors qu?ils auraient dû noter leur longueur et leur emplacement exact. Toutes les données ont été faussées », déclare un officier de la TMRSU, qui déplore également l?absence de supervision de la Road Development Authority (RDA), organisme qui alloue les travaux de ré-asphaltage à des district contractors. La RDA a été informée de la situation.

Pour la TMRSU, les ennuis sont loin d?être terminés. Il faut enlever, là où c?est nécessaire, les lignes superflues. Or, il faut gratter l?asphalte car la peinture, un enduit thermoplastique, est difficile à faire partir. Les marquages absents de-vront être rajoutés aux frais du ministère des Infrastructures publiques. « Cette peinture coûte cher, ce qui rend encore plus inadmissible le travail bâclé des entrepre-neurs », lâche notre interlocuteur. On nage en plein amateurisme?

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