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Un gros travail à abattre
Champion en exercice, le Club M a un titre à défendre lors des ces prochains JIOI. La sélection de Maurice qui avait remporté brillamment la médaille d?or en 2003 à domicile aura donc un grand challenge à relever à Tana. Mais a-t-il les moyens de conserver sa couronne ? La question reste posée d?autant que l?équipe mauricienne se montre limitée jusqu?à présent !
Sur papier, Maurice est bien capable de décrocher l?or dans la capitale malgache mais pour le moment rien ne présage un tel scénario. ?L?objectif de ces Jeux reste la médaille d?or et on fera de sorte qu?on atteigne notre but précis?, lance Sarjoo Gowreesungkur, entraîneur national de la sélection mauricienne.
Certes le Club M peut en avoir l?ambition, mais ce n?est pas suffisant pour décrocher l?or, car pour le moment, il n?a rien démontré réellement. ?L?équipe est encore en pleine reconstruction. On mise sur une nouvelle génération. Les jeunes commencent à s?adapter. Petit à petit, le groupe se constituera. Il ne faut pas se presser même si l?échéance est proche et que l?on n?a pas beaucoup de temps?, explique le coach de Maurice.
Pour ces Jeux, Sarjoo Gowreesungkur a déjà jeté les bases avec des jeunes encadrés par des anciens ou les joueurs les plus expérimentés. Il concède qu?il y a un gros travail à abattre : ?On n?est pas du tout prêt. Il faudra bosser dur pour obtenir une équipe compétitive car ce ne sera pas facile de préserver notre titre. Ceux qui croient qu?on aura une bonne équipe sans préparation adéquate, sans les moyens de base, ils se trompent lamentablement.? En termes de préparation, il n?y a rien de spécifique prévu dans le cadre des JIOI. ?On ne sait toujours pas si l?on bénéficiera d?un stage de préparation finale à l?étranger comme en 2003. Ça ne peut qu?être bénéfique aux joueurs?, précise Sarjoo Gowreesungkur. Dans l?immédiat, le Club M se prépare avec les matches des éliminatoires de la Coupe d?Afrique des Nations ? il y a le Soudan et puis la Tunisie le mois prochain ? et la Cosafa Cup à la fin du mois au Swaziland.
Quoi qu?il en soit, notre sélection, qui fait la part belle à la classe biberon avec les Pauline, Sockalingum, Pithia, Sanhoboa Macoa et consorts, s?appuiera, bien sûr, sur ses expatriés comme Cundasamy, Godon, Louis, Naboth, Perle, Ragaven, Brû ou encore Periatambee et Bax. En 2003, les joueurs de l?étranger étaient les maillons forts du Club M et ça devrait être encore le cas quatre ans après.
Tirée dans le groupe A avec Mayotte et les Seychelles, Maurice a une belle carte a jouer dans cette poule qui paraît à sa portée pour entrer en demi-finale. ?Rien n?est gagné d?avance, mais c?est une bonne chose d?avoir évité Madagascar et la Réunion en phase de groupe. Les Mahorais, qui sont des grands inconnus, doivent avoir un bon niveau alors que les Seychellois, on les connaît trop bien. Le coup est jouable?, estime Sarjoo Gowreesungkur.
La semaine dernière, Maurice a forcé de justesse un nul contre La Réunion dans un match amical. Cela a été un bon test pour le Club M qui a pu se jauger par rapport à un adversaire coriace qu?il pourrait bien croiser aux Jeux. Notre sélection est loin d?être prête pour les JIOI. Elle a du pain sur la planche. Cependant, les Mauriciens espèrent garder leur suprémation dans la région pour émuler les Malgaches qui sont les seuls à avoir conserver leur titre en 1993 après le sacre chez eux en 1990... au détriment de Maurice.
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