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Bérenger : ?On joue avec le feu?
Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger, se dit inquiet. Se prononçant sur le taux d?inflation qui, dit-il, sera élevé, il déplore que la compensation salariale, vieille de 25 ans, ne sera plus une réalité. Son verdict : ?On joue avec le feu.? Il intervenait hier lors d?une réunion du MMM, à la municipalité de Quatre-Bornes, devant une foule enthousiaste de plus de 500 personnes.
Le leader mauve devait poursuivre en affirmant que le National Pay Council est ?un attrape-nigaud?. Ainsi, explique-t-il, ?si l?inflation est de 10,5 %, il ne vous donnera que 2 à 3 % et pour le reste il vous faudra négocier avec votre patron?. Une situation qui, selon Paul Bérenger, met le pays en danger, la compensation salariale ayant toujours été ?le prix à payer pour la paix sociale?.
Paul Bérenger a aussi ?condamné l?anti-patriotisme du gouvernement? concernant plusieurs dossiers. A ses yeux, l?équipe dirigeante est en train de favoriser les étrangers au détriment des entreprises locales. Et de citer le cas de Desbro. ?La compagnie locale demande soit une hausse des prix soit la libéralisation des prix du fer. Alors que le rapport du Mauritius Audit Bureau justifie une hausse de 10 %, ils soumettent le rapport après avoir tué Desbro. Et une fois que la compagnie sud-africaine achète la compagnie, ils choisissent de libéraliser le marché?, s?insurge Paul Bérenger.
?Pas de vision ni de compétence?
Le fait, déclare encore ce dernier, qu?on ait dû recourir aux Malaisiens pour produire 110 mégawatts d?électricité est une autre décision qu?il dit ne pas comprendre. Il se dit aussi ?révolté? qu?une compagnie mauricienne, Ireland Blyth, n?a pu concrétiser son projet à Agalega, alors qu?une compagnie sud-africaine voit avaliser son projet.
Autre inquiétude de Paul Bérenger : l?industrie sucrière est en danger de mort ?avec ce gouvernement?. Les grands perdants sont, selon lui, les laboureurs, les artisans et les petits planteurs, mais aussi ?toute l?île Maurice?. Il estime ainsi qu??il n?y a pas de vision ni de compétence. L?on aurait dû raffiner notre sucre roux en sucre blanc, nous aurions pu produire des milliers de litres d?éthanol, nous aurions pu faire de l?électricité avec de la bagasse?.
Le leader des Mauves trouve par ailleurs que le Sexual Offences Bill comprend plusieurs ?contradictions avec les lois existantes. C?est un travail bâclé. Ils avaient voulu faire passer la loi sur la sodomie en catimini car elle ne figure pas sur les notes explicatives de la loi?. Il dit espérer que le Select Committee pourra trancher, tout en affirmant que ?le consensus sera difficile?.
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