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Dans notre courrier

20 avril 2007, 00:00

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Pour faire suite à l’article paru dans l’express du mercredi 4 avril 2007, dans la rubrique “Dans notre courrier” page 32 ayant pour titre “Des médaillés du triathlon attristés”, le comité directeur de la Fédération mauricienne de Triathlon souhaiterait apporter les précisions suivantes :

Aucune chance d’encadrement et sentis exclus :

– Le choix d’être exclu (comme vous le dites, mais nous, nous ne le voyons pas sous cet angle) - c’est le choix des parents, c’est-à-dire vous… Cela a été VOTRE CHOIX de ne pas signer la charte. Ayant décidé de ne pas se joindre aux pré-sélectionnés, c’est à votre club de vous encadrer.

Sans encouragement de la part des membres de la fédération, sauf pour le DTN Monsieur Pascal Auger ?

– Si certains se sont déplacés simplement dans le but de venir encourager leurs enfants, sachez que les autres parents (membres de la fédération) étaient tous placés à un poste important pour veiller que la compétition se déroule bien et qu’ils n’ont même pas pu suivre, ne serait-ce que la course de leur propre enfant… Et pourtant c’est une compétition de haut niveau qui ne se répéterait pas de sitôt. Est-ce que l’un d’entre-vous a ne serait-ce un moment pensé à demander à un des officiels s’il pouvait l’aider ou le relever juste pendant la course de son enfant ? Pourtant, vous qui êtes des habitués au triathlon, vous connaissez tous les enfants des membres de la fédération et les bénévoles.

– Concernant les encouragements de Monsieur Pascal Auger, il n’a accompli que son devoir – il est rémunéré pour encadrer les athlètes mauriciens. 10 sur 10 Pascal, vous avez fait votre boulot.

Bien battus pour notre pays ?

– La fédération et son comité organisateur travaillent depuis quelques mois d’arrache-pied sans compter leur temps pour l’organisation de cette épreuve pour que ses triathlètes puissent se battre pour leur pays. Si nous ne nous étions pas investis autant dans l’organisation de ces championnats, contre qui ou quoi les triathlètes mauriciens se seraient battus ? Comme Don Quichotte, contre des moulins à vents peut-être ?

– Alors si le responsable de l’hôtel a tardé à venir placer quelques chaises lors de la remise des récompenses, pourquoi venir blâmer les membres de la fédération ?

– Pourquoi avoir refusé de signer la charte ? Toute discussion à ce sujet aurait dû se dérouler en présence des parties concernées et non à travers les médias.

Gagner notre pari ?

– Pourquoi ces jeunes triathlètes veulent prouver à la fédération qu’ils avaient leur place dans la sélection nationale ? Lors de la signature de la Charte, ce sont eux qui n’ont pas voulu intégrer la sélection en ne signant pas celle-ci. Ils avaient le choix et leur décision leur appartient. Cette charte a été mise en place afin de préserver l’intégrité physique de l’athlète. Nous ne pensons pas que ces jeunes triathlètes puissent remettre en question la déontologie d’une fédération sportive et le code d’éthique sportive.

Dîner à un prix exorbitant ?

– C’est le prix que n’importe quel établissement hôtelier exigerait et tous ceux qui ont participé hormis les invités (nos sponsors) mais y compris les équipes étrangères ont payé ( Zimbabwe, Kenya, Réunion, France et Maroc), mais de là à accommoder parents et grands-parents qui accompagnaient les athlètes dans une salle où on pouvait mettre tout juste 170 personnes ?

– Monsieur Mamet et famille logeaient à l’hôtel, donc avaient leur dîner inclus dans leur forfait. En plus, la veille, une volontaire lui a remis trois tickets qui leur permettaient d’avoir une place ASSISE à une des tables dans la salle où la remise des prix se déroulait. Ils ont choisi de rester debout, pourquoi ?

– Ce qu’il faut savoir, c’est que certains parents qui ont refusé de payer le dîner de clôture avaient bien le moyen de le faire, surtout après avoir bénéficié d’un bon pactole provenant de l’hébergement des triathlètes et les parents de ces derniers ainsi que des excursions qu’ils ont organisées à leur intention.

– Le prix du dîner (buffet) NEGOCIE était : Rs 900 par adulte et Rs 600 par athlète. Par contre les boissons étaient offertes gratuitement par la fédération et le cocktail de bienvenue était offert par l’hôtel pour les parents, grands-parents qu’ils soient assis ou debout.

– Concernant un uniforme pour les non-sélectionnés, les athlètes doivent savoir qu’à Maurice, nous ne possédons pas les mêmes moyens logistiques et financiers que d’autres pays et que toute comparaison n’est que superflue.

Le mot de la fin :

Il est rassurant de noter que nos triathlètes, en sus de nous ramener des médailles, sont capables de belle prose, à moins qu’ils soient des prête-noms utilisés par leur parent – ce qui serait bien regrettable.

Notre stupéfaction :

Comment est-ce que la presse ait pu publier cette lettre, signée par une majorité de mineurs sans vérifier si les parents étaient au courant de la parution de cet article ? Nous avons reçu un courrier de Monsieur et Madame Sénézan nous certifiant qu’ils se dissocient totalement de ces déclarations qui ont été faites à leur insu.

<B>Jocelin Niven, </B><I>Secrétaire de la FMTri</I>

<B>NDLR : </B>

Le comité directeur de la FMTri est stupéfait que nous ayons publié la lettre. Soit. Mais il serait encore plus stupéfait d’apprendre que les Sénézan ont donné leur accord à Sandrine de Falbaire, parent de deux des signataires, quant à la publication de la lettre. Les Sénézan disent, dans leur lettre, qu’ils se “dissocient totalement du groupe de signataires de cet article”, mais pour se “dissocier”, il faut d’abord être associés !

Ceci dit, nous avons choisi de publier cette lettre non pour ses “belles proses”, mais parce qu’elle traduit un sentiment de frustration compréhensible que nous avons le devoir d’exposer, surtout que ces sportifs, à force de courage et de volonté malgré les difficultés, ont porté haut les couleurs mauriciennes et que certains ont ramené des médailles.

Le sportif avant tout, il ne faut pas l’oublier.

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