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Une thérapie pour gérer son stress
“L’absence de recherches sur les données sociales à Maurice ne nous aident pas à nous focaliser sur des problèmes spécifiques qui évoluent avec le temps. Il faut que les autorités songent sérieusement à mettre en place une telle structure”, constate Shaleenakavita Harris, neuropsychologue, responsable du Health Research Centre (HRC) à New Grove. Elle fait allusion aux agressions sexuelles, aux crimes et au comportement des gens qui contribuent à la dégradation des mœurs dans la société mauricienne.
Autre constat de la neuropsychologue : la différence qui existe au niveau du comportement entre les habitants du Nord et ceux du Sud.
Implanté à New-Grove depuis l’année dernière, cet institut, spécialisé dans la recherche scientifique dans le domaine de la santé, vise à améliorer la qualité de la vie, à sensibiliser et à responsabiliser l’individu en fonction de ses besoins.
Soutenue par Anand Bissessur, son proche collaborateur et par son personnel, Shalinakavita, détentrice d’un diplôme de clinical neuropsychologist après des études poussées en Angleterre, a mené tout récemment une étude sur la psychologie des personnes atteintes de crise épileptique
Leur travail consiste également à informer sur les problèmes de santé, à aider à l’intégration de ces personnes dans la société, à sensibiliser les Mauriciens à améliorer leur état de santé en se surpassant sur le plan émotionnel, à pratiquer des exercices en groupe, à les soutenir par la thérapie alternative et à travers la psychologie. La thérapie alternative passe par une relaxation totale du corps et des exercices en groupe pour avoir la paix mentale.
“Le massage fait partie intégrante de notre programme et nous amène à développer différentes techniques pour aider nos patients. Les techniques les plus utilisées sont le massage prénatal, le massage par la méthode thérapeutique.”
<B>Pour combattre l’embonpoint</B>
D’ou l’initiative d’organiser un Health Fair en 2005 sur le terrain de football appartenant à l’école primaire de Pamplemousses pour connaître l’impact du stress sur la population mauricienne.
Cet exercice, auquel quelque 2 000 personnes ont participé, a révélé que 80 % des participants sont exposés au stress. Cette étude a fait voir que 56% des personnes souffrant de stress n’arrivent pas à le gérer quotidiennement. Ces personnes souffrent alors d’insomnie, de courbatures, d’anxiété et de dépression.
Le HRC s’est forgé une solide réputation dans le sud du pays l’année dernière après que les responsables ont organisé une session de travail au front de mer à Mahébourg. Elle révéla que 200 participants n’arrivaient pas à gérer leur stress.
Reshma Narain, enseignante dans une institution secondaire, fréquente régulièrement le HRC de New-Grove depuis qu’elle a appris l’existence de cet institut à travers une collègue. Elle y va pour des exercices physiques et pour des conseils pour éviter de faire de l’embonpoint. “Je ne me sentais pas bien dans ma peau. Je peux dire que j’ai retrouvé la forme depuis que j’ai appris à gérer mon stress et surveiller mon régime alimentaire”, souligne-t-elle.
Crishna Rungadoo, 51 ans, employé au conseil des districts de Grand-Port-Savanne a découvert qu’il est diabétique après un dépistage. Il avait des appréhentions pour sa santé.
Que fallait-il faire ? il le demandait souvent à ses proches et à son médecin traitant.
Leur réponse : suivre un régime alimentaire et faire de l’exercice physique.
Direction : le HRC de New-Grove. “Les conseils qui me sont prodigués m’aident à surmonter psychologiquement les périodes de stress et à contrôler mon état de santé qui s’est beaucoup amélioré ces derniers temps”, témoigne –t-il.
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